Normandie - Calvados Sud Est
RÉGION DE CAMBREMER
Au programme
CHÂTEAU : voyage au temps des seigneurs normands...
Cet édifice s’élève au cœur d’un ensemble entouré de douves dont les premières fortifications remontent au XIIe siècle. De cette époque primitive subsistent la chapelle castrale et une partie de l’enceinte protégeant autrefois les villageois. Le logis seigneurial et les bâtiments de la basse-cour, comme la grange ou le colombier, témoignent de reconstructions majeures aux XVe et XVIe siècles dans un style à pans de bois typiquement normand. Des graffitis anciens et des éléments architecturaux préservés illustrent une occupation continue de près de dix siècles.
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CHAPELLE : l'élégance gothique de la Vierge déhanchée...
Dominant la vallée de la Dives, ce sanctuaire s’élève fièrement depuis ses origines au XIIe siècle. Les restaurations successives ont permis de restituer fidèlement l’ambiance intérieure telle qu’elle existait au XVIIe siècle. Le patrimoine mobilier se distingue par une statuaire exceptionnelle, notamment un saint Jean-Baptiste en pierre polychrome du XVe siècle et un saint Michel de la même époque. Une Vierge à l’enfant présentant un déhanchement gracieux, également datée du XVe siècle, témoigne de la finesse artistique médiévale.
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ÉGLISE : une bible de pierres et d'images en Normandie...
Datant initialement de 1145 avec sa nef romane, le lieu s’enrichit d’un chœur en 1220. Au cours du XIIIe siècle, cent mètres carrés de peintures murales s’y déploient, illustrant la Nativité, la Cène, l’Adoration des Mages, le martyre de Thomas Becket et des scènes de croisades. Cette époque laisse aussi deux gisants reposant sous des arcades, des litres funéraires et la décapitation de Jean-Baptiste. L’ensemble s’achève avec l’ajout d’un clocher au XVe siècle. Épargné par les conflits, le site conserve fidèlement la vision de son bâtisseur, offrant un précieux témoignage seigneurial préservé.
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CHAPELLE : l'éclat sacré du retable de bois sculpté...
Dominant une vallée verdoyante, ce sanctuaire rural dévoile une architecture romane dont le chœur remonte à la fin du XIe siècle. Cette partie présente un appareil de pierres calcaires soutenu par des contreforts plats. Sous la corniche, six modillons sculptés de visages grimaçants ou de motifs géométriques témoignent de la fantaisie médiévale. Le portail septentrional déploie des archivoltes ornées de pointes de diamant du XII siècle. À l’intérieur, le mobilier du XVIIIe siècle côtoie une statuaire ancienne représentant deux saints guérisseurs. Les murs de la nef conservent des décors de fleurs de lys carmin.
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ÉGLISE : des crânes sous le gisant au chien...
Cette église dévoile un chœur roman du XIIe siècle dont le portail sud s’orne d’une archivolte sculptée de têtes animales fantastiques. La nef et les parties hautes furent reconstruites au XVIe siècle tandis que la chapelle de la Vierge, datée de 1600, déploie un plafond peint peuplé d’anges. Un rare gisant de prêtre du XVe siècle, accompagné d’un chien rongeant un os, fut exhumé du sol en 1853. L’édifice conserve des peintures murales restaurées, des litres funéraires et une poutre de gloire sur l’arc triomphal. Des graffiti extérieurs et des poinçons de pierre sacrée complètent ce patrimoine exceptionnel protégé par un if millénaire.
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ÉGLISE : le martyre sculpté au cœur du sanctuaire...
Ce sanctuaire trouve ses origines au XIe siècle bien que seules deux ouvertures témoignent encore de cette période. L’ensemble fut largement transformé au cours des XVIIe et XVIIIe siècles. L’intérieur recèle des trésors médiévaux dont une Vierge à l’enfant et un Saint-Pierre en pierre polychrome du XIVe siècle. Le décor architectural s’enrichit d’une litre funéraire, de fresques murales et d’un ange musicien. Une rare curiosité réside dans un tiroir unique intégré au mobilier de la nef pour un usage mystérieux. Enfin, le chœur dévoile un remarquable haut-relief des XIVe et XVe siècles illustrant le martyre de Sainte-Agathe.
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ANCIENNE ABBAYE : flânerie dans l'ombre des anciens moines...
Cet ancien monastère cistercien d’hommes fut fondé vers 1146. Saccagé durant les guerres de Religion, l’édifice renaît au XVIIe siècle dans un style classique. Malgré le déclin des vocations au XVIIIe siècle, le site conserve son prestige avant que la Révolution ne chasse les derniers moines. Transformés en carrière de pierres, l’église abbatiale et le cloître disparaissent. Les restaurations entreprises dès 1836 sauvent les bâtiments subsistants. Le mobilier actuel dissimule de rares vestiges médiévaux tandis que l’architecture classique témoigne de la splendeur passée de cette enclave spirituelle devenue havre de verdure.
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ÉGLISE : une tour romane au cœur du Pays-d'Auge...
Ce sanctuaire présente une tour romane carrée en calcaire de la fin du XIIe siècle, unique vestige de l’édifice primitif dédicacé en 1188. Le reste de la structure fut largement reconstruit au XVIIe siècle. Le clocher central s’élève sur trois niveaux, dont le dernier est percé de baies plein cintre. À l’intérieur, le chœur voûté d’ogives abrite un retable de la première moitié du XVIIIe siècle avec un tableau de la Présentation au Temple. On y admire des statues de Saint Denis et Saint Sébastien. Une poutre de gloire supporte un Christ en croix du XVIIIe siècle.
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ÉGLISE : l'alliance singulière des matériaux augerons...
Cet édifice présente un plan allongé se terminant par un chevet plat. Sa structure utilise une alliance originale de matériaux incluant la pierre de Caen, le bois, l’ardoise et la tuile. Le patrimoine intérieur recèle des trésors sculptés notamment une Déploration du Christ en pierre taillée datant du XVI siècle où la Vierge et saint Jean entourent le corps sans vie. On y admire également un groupe sculpté en bois taillé du XVIII siècle représentant les saints patrons. Les volumes et les textures témoignent de plusieurs phases de remaniements entre le XII et le XVIII siècle.
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ÉGLISE : les couleurs retrouvées de la Passion...
Dominant les marais, cet édifice présente un chœur du XIIIe siècle orné de graffiti de poussière d’église. Sa tour massive possède un clocher du XVe siècle tandis que la nef s’harmonise sous des voûtes en merrain. Le mobilier s’illustre par un maître-autel corinthien de la fin du règne de Louis XIV et des torchères à médaillons. Dans la sacristie, des peintures murales de la fin du XVe siècle représentent la Passion et des figures de saints. Ces fresques polychromes, longtemps cachées sous le badigeon, forment une curiosité majeure révélant la finesse de l’art pictural normand à l’aube du XVIe siècle.
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GROTTES : de la pierre aux champignons de Paris...
Ce site souterrain fut initialement façonné par l’extraction de la pierre de taille et de la marne destinée aux terres agricoles. Ce n’est qu’au XXe siècle que ces vastes galeries trouvèrent une nouvelle vocation. De 1950 à 1979, l’obscurité et l’hygrométrie constante du lieu favorisèrent une activité de champignonnière. On y récoltait alors annuellement dix tonnes de champignons de Paris. Ce témoin du patrimoine industriel et agricole conserve les traces de ces deux époques successives de labeur, offrant aujourd’hui un témoignage singulier sur l’exploitation des ressources du sous-sol et les reconversions économiques.
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ÉGLISE : harmonie des volumes d'un sanctuaire rural préservé...
Au cœur du pays d’Auge, cet édifice champêtre aux surprenants modillons s’élève fièrement au sein de son enclos paroissial. Sa construction remonte principalement au XIIIe siècle, période dont subsistent le chœur et la nef. Les murs présentent un appareil en arêtes de poisson caractéristique, utilisant des matériaux locaux disposés en chevrons. L’intérieur révèle une voûte en berceau lambrissée couvrant la nef, séparée du sanctuaire par une perque de crucifix. Le mobilier religieux et les ouvertures témoignent de remaniements s’étendant du XIVe au XVIIIe siècle.
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ÉGLISE : quand un peintre régional crée la statuaire...
Élevé principalement au XIIIe siècle, l’édifice conserve de cette période initiale un vaisseau rectangulaire. Le sanctuaire subit une importante campagne de rénovation au XVIIIe siècle. Le mobilier s’enrichit au même XVIIIe siècle d’un maître-autel surmonté d’un baldaquin raffiné. Quatre effigies polychromes de saints, façonnées et peintes en 1813 par le menuisier-sculpteur augeron Pierre Flécherie, complètent cet ensemble statuaire.
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