NORMANDIE - ORNE SUD OUEST
RÉGION DE RÂNES
CHÂTEAU : la malédiction de la tache rouge...
Édifié au XIVe siècle, ce château se distingue par son architecture en briques, un matériau précurseur pour l’époque rendu possible par l’abondance d’argile locale. Composé d’un châtelet à quatre tours et d’un donjon à deux étages, l’édifice a connu de multiples remaniements jusqu’au XVIIIe siècle, date de l’ajout de son salon de musique. Lieu d’histoire, il accueillit Louis XI en 1473 avant de changer de destin au XXe siècle. Acquis par l’État en 1936, il joua un rôle crucial durant la Seconde Guerre mondiale : entre 1939 et 1944, ses murs servirent de refuge pour protéger les collections précieuses des musées de Rouen et de Beauvais face aux menaces du conflit.
Le comte Ralph, valeureux chevalier, désespérait d’avoir un héritier. L’annonce de la grossesse de son épouse Louise fut donc célébrée par une chasse mémorable. Lancé à la poursuite d’un cerf, Ralph découvrit une nymphe dont il s’éprit secrètement. Découvrant l’infidélité de son mari, Louise poignarda sa rivale dans sa fontaine. La créature expira en jetant une malédiction. Au château, Ralph fut retrouvé mort, frappé d’une blessure identique. Louise accoucha alors d’un fils marqué d’une tache rouge au front. Ce stigmate frappa leur lignée durant sept générations, jusqu’à la naissance d’une fille.
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ÉGLISE : l'éclat retrouvé des peintures murales...
Érigée au XIIe siècle, cette église romane a été remaniée au XVIe, période dont date son clocher. L’intérieur recèle des trésors liturgiques tels qu’une chaire murale, une poutre de gloire et une Pietà. Sa véritable singularité repose toutefois sur ses peintures murales de 1896, œuvres de Just Michelli, mentor de Fernand Léger et André Mare. Restauré en 2016, cet ensemble décoratif unique magnifie l’architecture par un jeu subtil de fonds colorés, de frises végétales et de motifs géométriques soulignant l’embrasure des fenêtres. C’est un témoignage précieux où l’art médiéval rencontre l’influence des maîtres modernes.
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ÉGLISE : la chaire aux visages des Docteurs de l'Église...
L’édifice présente une origine romane remontant au XIIe siècle dont subsiste principalement la façade occidentale. Son porche en granit à double voussure s’orne d’une niche abritant une statue de Saint Sébastien sculptée au XVIe siècle. Le plan en croix latine fut complété par un transept au XVe siècle et un chœur reconstruit vers 1680. Le mobilier remarquable comprend un maître-autel avec un imposant retable et un tabernacle en bois sculpté de la fin du XVIIe siècle. Une chaire à prêcher polychrome aux panneaux peints des Docteurs de l’Église date de la même période. Un triptyque du XIXe siècle et des traces d’opus spicatum complètent ce riche patrimoine.
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ÉGLISE : l'art de la chaire et ses bas-reliefs...
Cet édifice religieux présente une architecture témoignant de remaniements successifs à partir du XIIe siècle. Le chœur, désaxé par rapport à la nef, fut édifié durant la Renaissance. À l’intérieur, le visiteur découvre un ensemble mobilier exceptionnel, notamment un maître-autel et son retable datant de 1638, classés aux monuments historiques. Le patrimoine statuaire comprend des représentations de Saint Gervais, Saint Protais et Saint Michel du XVIIe siècle. Une chaire à prêcher ornée d’un bas-relief représentant les saints patrons et des stalles finement sculptées complètent ce décor. Une statue de la Vierge du XVIIIe siècle ainsi que des retables latéraux enrichissent ce lieu.
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