Normandie - Calvados Sud Est

RÉGION DE SAINT-PIERRE-EN-AUGE

Au programme

ANCIENNE ABBAYE : des origines ducales aux trésors cachés...

Clef verte

Fondée par la comtesse Lesceline et consacrée en 1067 devant Guillaume le Conquérant, l’abbaye connaît une histoire tumultueuse. Incendiée en 1106, reconstruite, puis enrichie au XIIIe siècle grâce à sa prospérité économique, elle est entièrement rebâtie au XVIe siècle avant d’être pillée par les protestants en 1562. Une reconstruction classique débute en 1667, mais la Révolution fragmente les bâtiments en habitations. Aujourd’hui, la ville rachète et rénove ce patrimoine pour y loger des services culturels. De son passé, subsistent la tour Saint-Michel et un remarquable pavement du XIIIe siècle orné de motifs animaliers et héraldiques.

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CHÂTEAU : harmonie paysagère et sculptures antiques...

Érigée à l’emplacement d’une ancienne seigneurie médiévale, cette élégante demeure à l’italienne résulte de travaux majeurs entrepris entre 1779 et 1786. Surélevé et doté d’un parc franco-anglais par un avocat philanthrope, le domaine intègre les vestiges d’un édifice antérieur transformé en fabrique de jardin. La façade arbore de délicates sculptures de couronnes de roses et de blés. Le patrimoine statuaire en marbre de Carrare dévoile les figures mythologiques d’Hercule, Diane ou Hermès, ainsi que des représentations des empereurs Jules César jeune et vieux, côtoyant des personnages de la comédie italienne.

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VESTIGES DU CHÂTEAU : les mystères d'une forteresse oubliée...

Construit aux XIIe et XIIIe siècles sur un ancien site en bois, ce château fort est typique de l’architecture militaire médiévale. Sa structure se composait de trois enceintes entourées de fossés en eau : la première, haute de dix mètres et dotée de douze tours, protégeait le village, tandis que les autres abritaient la basse-cour et le cœur de la forteresse. Au XVIIe siècle, sur ordre de Richelieu, le château perd sa fonction militaire et devient une exploitation agricole. Aujourd’hui, dissimulés depuis la route, il n’en subsiste que des vestiges d’enceintes, neuf tours, un donjon carré et une chapelle.

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ÉGLISE : évolution d'un sanctuaire paroissial au fil des âges...

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Cet édifice religieux témoigne de multiples campagnes de construction à travers les âges. Le chœur, édifié en pierre de taille soigneusement appareillée, constitue la partie la plus ancienne et remarquable datant du XIIe siècle, ce qui lui vaut une protection officielle. Les transformations ultérieures ont profondément remodelé l’ensemble, notamment au cours du XVIIIe siècle avec la reconstruction complète de la nef et l’adjonction d’un clocher-porche. L’architecture conserve également les traces d’un enfeu seigneurial du XVIe siècle et d’aménagements plus tardifs.

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ÉGLISE : des peintures murales rarissimes révélées...

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Construit en croix latine, cet édifice normand du XIe siècle présente une nef romane pionnière à piliers alternés et une tour de croisée carrée. Son chœur remonte au XIIIe siècle et l’ensemble intègre un cadran solaire original. Le monument se distingue surtout par ses rarissimes peintures murales du XIIe siècle, encore déchiffrables malgré leur dégradation, illustrant l’entrée du Christ à Jérusalem et l’adoration des mages. D’autres fresques médiévales ornent le chœur et le transept. Enfin, l’église abrite trois bas-reliefs historiques, dont l’un est daté du XIVe siècle.

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CHAPELLE : une promesse pour un chevalier mourant...

Clef verte

Érigé au milieu du XIe siècle, cet édifice roman en calcaire naît du vœu de la comtesse Lesceline d’Eu après le sauvetage miraculeux d’un jeune chasseur. Modifié par des réparations en 1744, le monument conserve sa structure médiévale d’origine. La façade occidentale dévoile un portail remarquable orné de zigzags caractéristiques de l’époque romane. À la jonction de la nef et du chœur se dresse un clocher-mur percé de deux baies. Des modillons sculptés décorent les corniches. Le chœur, voûté en ogives, abrite des colonnettes médiévales aux chapiteaux historiés, de touchants ex-voto et des bannières de procession liées à son pèlerinage historique.

Vers 1046, Robert, comte de la région et son fils Guillaume partent à la chasse. Guillaume poursuit un sanglier blessé.  Soudain la bête se retourne et frappe le jeune homme. Mortellement blessé, le chevalier demande à voir la Comtesse. Elle accourt et place sur la blessure une médaille de Sainte-Anne en promettant à la mère de la Vierge de lui élever une chapelle si le blessé revient à la vie. Sa demande est entendue car l’hémorragie s’arrête et la plaie se referme. Le jeune Guillaume mourant recouvre miraculeusement la pleine santé. Bientôt s’élèvera la chapelle.

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CHAPELLE : sérénité d'un enclos paroissial préservé...

Clef verte

Cet édifice discret s’élève au cœur d’un enclos paroissial retiré. Sa construction remonte principalement à la seconde moitié du XVIIIe siècle, venant remplacer un sanctuaire plus ancien. L’architecture extérieure se caractérise par un plan allongé de quatre travées flanqué de contreforts et par un clocher-porche quadrangulaire surmonté d’une toiture en bâtière, dont le portail en plein cintre marque l’entrée occidentale. À l’intérieur, la nef unique au décor sobre est séparée du chœur par une arcature brisée et se trouve abritée sous un lambris de couvrement en plein cintre.

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ÉGLISE : découverte du clocher solitaire et de son histoire...

Clef rouge

Dominé par un clocher-porche du XVIIIe siècle entièrement isolé du reste de l’édifice à la suite de la démolition de sa nef au XIXe siècle, ce sanctuaire singulier dévoile une histoire architecturale s’étendant sur plusieurs époques. Les parties subsistantes révèlent un appareil en arêtes de poisson du XIe siècle, tandis que le chœur remonte au XIIIe siècle. Une chapelle seigneuriale fut ajoutée à la fin du XVe siècle. Le portail d’entrée s’orne d’un haut-relief du XVIIe siècle représentant la charité de saint Martin. À l’intérieur, le patrimoine se distingue par des dalles funéraires et une litre seigneuriale de 1615.

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ÉGLISE : l'élégance du clocher inscrit...

Clef rouge

Cet édifice rural séduit par son harmonie préservée. Sa construction remonte principalement au XIV siècle, période qui a donné à l’ensemble son plan si caractéristique. Le clocher s’élève avec élégance, témoignant du savoir-faire médiéval par ses ouvertures, ce qui lui a valu d’être inscrit aux monuments historiques. Le patronage de cette cure appartenait à l’origine à une abbaye bénédictine. Plus tard, une sacristie a été ajoutée. La porte primitive située sur le mur méridional a été soigneusement bouchée, tandis qu’un nouvel accès principal a été aménagé sur la façade occidentale.

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ÉGLISE : une halte spirituelle entre nef et verdure...

Clef rouge

Bâtie sur des bases remontant au XIIe siècle, cette structure sacrée présente une architecture issue de multiples remaniements. Ses murs primitifs conservent des fragments romans, tandis que la nef s’ouvre par des ouvertures rectangulaires, caractéristiques de modifications ultérieures. Le sanctuaire abrite un mobilier remarquable, notamment deux statues en bois figurant ses saints patrons ainsi qu’une toile de la Nativité de la Vierge peinte au XVIIe siècle. Une curiosité réside dans son lutrin en forme d’aigle déployé, offert par Napoléon III au prêtre du lieu pour saluer l’envoi d’un poème célébrant la naissance du prince impérial en 1856.

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ÉGLISE : une épave aérienne au milieu des tombes...

Clef rouge

Érigé dès l’époque médiévale, cet édifice champêtre subit un remaniement majeur au XVIIIe siècle, complété par d’importants travaux de restauration au XIXe siècle. La préservation de sa charpente et de ses vitraux s’est poursuivie à la fin du XXe siècle. À l’intérieur, les visiteurs découvrent de précieux fonts baptismaux médiévaux préservés de la construction primitive. Le chœur s’orne d’un retable sculpté du XVIIIe siècle, tandis que le sol conserve des dalles funéraires anciennes. Ce sanctuaire normand incarne ainsi une riche continuité historique à travers son architecture et son mobilier sacré.

Près de l’église se trouve un débris singulier qui est le vestige d’un avion canadien abattu au cours des violents combats aériens de l’été 1944. L’appareil s’est écrasé non loin de là. Fort heureusement, le pilote a pu s’éjecter à temps et a survécu. C’est bien plus tard, à l’occasion de travaux de réfection de la route menant à ce hameau, que ce fragment métallique a été mis au jour. Afin de préserver la mémoire de cet événement et de rendre hommage aux aviateurs alliés qui ont combattu pour la Libération, le morceau d’épave a été recueilli et déposé de façon permanente dans le cimetière.

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ÉGLISE : un des plus anciens édifices de Normandie...

Clef rouge

Ce sanctuaire pré-roman remonte à la fin du Xe ou au début du XIe siècle, arborant une maçonnerie singulière en petit appareil. Sa façade affiche un triangle décoratif en opus reticulatum datant de cette époque haute. Une inscription du XIe siècle mentionne le donateur, un Franc nommé Ranoldus. Un clocher de la seconde moitié du XIe siècle flanque la nef, orné de modillons sculptés. Le patrimoine s’enrichit de trois retables du XVIIe siècle, de rares litres funéraires héraldiques et de statues en pierre polychrome de la même époque.

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VESTIGES DE L'ÉGLISE : la tour rescapée du XVIIIe siècle...

Clef rouge

Ancienne paroisse liée au diocèse de Sées, ce premier lieu de culte figurait encore sur le cadastre napoléonien du début du XIXe siècle. Il s’agissait d’un modeste édifice à vaisseau unique construit en calcaire et en moellons, caractérisé par un plan en croix latine et un chevet se terminant par une abside flanquée de contreforts. Ce sanctuaire primitif a été presque entièrement détruit vers 1860 lors de la réorganisation paroissiale locale. L’unique témoin préservé de cet ensemble est sa tour clocher édifiée en 1738, coiffée d’un toit à l’impériale caractéristique de cette époque de l’époque moderne.

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