NORMANDIE - CALVADOS SUD OUEST
RÉGION DE THURY-HARCOURT
VESTIGES DU CHÂTEAU : l'incendie historique d'un joyau normand...
Érigé à partir de 1635 sur les fondations d’une forteresse médiévale, cet imposant édifice connut de grands agrandissements entre 1700 et 1718. Surnommé le petit Versailles normand, l’ensemble possédait une enfilade de salons menant à une fastueuse chapelle du XVIIIe siècle. Un élégant pavillon de fantaisie fut ajouté dans les jardins en 1753. Tragiquement incendié en août 1944, le corps principal abritait un mobilier inestimable et des collections de peintures. Seuls subsistent aujourd’hui les impressionnants vestiges de la façade calcinée du vestibule, les douves, le pont dormant ainsi que la chapelle restaurée après-guerre.
En 1944, alors que les Alliés progressent en Normandie, la ville subit un premier bombardement le 30 juin, qui épargne le château. Cependant, lors des violents combats du 13 au 14 août, l’occupant est contraint de fuir le bourg. Ivres de rage, les soldats incendient l’édifice avant leur départ. Ce sinistre provoque une perte historique inestimable : le château abritait une grande partie des archives normandes, une bibliothèque riche de plus de 15.000 ouvrages, ainsi que de précieux tableaux et du mobilier de grande valeur, tous définitivement réduits en cendres.
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BALADES PAR LES SENTIERS : histoires d'artisans et nature centenaire...
Au XIXe siècle, ce village normand était un pôle artisanal majeur, abritant dix-sept tanneries et quatre moulins. Les vestiges de cette époque révèlent l’architecture spécifique des maisons de tanneurs, structurées sur trois niveaux : le rez-de-chaussée abritait le lavoir pour tremper les peaux, le premier étage servait de saloir pour le traitement, et le second faisait office de séchoir, caractérisé par son toit avancé et ses colombages aérés. Aujourd’hui, la région invite à la découverte grâce à de multiples sentiers de randonnée qui serpentent à travers un paysage typique, jalonné de haies et de hêtraies plusieurs fois centenaires.
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ÉGLISE : découverte des piliers romans sculptés...
Ce majestueux sanctuaire normand possède des origines lointaines puisque sa nef conserve une structure romane s’élevant dès le XIIe siècle. La façade occidentale révèle des remaniements du XIIIe siècle avec un pignon percé de deux fenêtres gothiques surmontées d’une rosace. L’édifice subit de profondes modifications au XVe siècle avant que son chœur ne soit reconstruit au XIXe siècle puis restauré suite aux destructions de la Seconde Guerre mondiale. À l’intérieur, les arcades de la nef reposent sur des piliers ornés de chapiteaux romans sculptés de figures curieuses, tandis qu’un grand caveau subsiste sous l’ancienne chapelle seigneuriale.
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ÉGLISE : le saint de pierre et la crédence carrée...
Cet édifice roman s’élève fièrement depuis le XIIe siècle. Une imposante tour en batière s’élève entre le chœur et la nef, soutenue par quatre vigoureux piliers normands. Leurs chapiteaux sculptés révèlent de délicats décors de godrons ainsi que de remarquables motifs entrelacés du Moyen Âge. Si la nef médiévale fut détruite par un incendie survenu dans la première moitié du XIXe siècle, le chœur témoigne quant à lui du raffinement du style ogival du XIVe siècle. À l’intérieur, le visiteur peut admirer une élégante crédence carrée datant du XVIe siècle. Le sanctuaire abrite également une superbe statue en pierre représentant son saint patron, façonnée entre le XVe siècle et le XVIe siècle (fermée ce jour-là).
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ÉGLISE : immersion dans le chœur et ses stalles de bois...
Érigé au XIIe siècle, cet édifice d’allure sobre témoigne de l’architecture romane normande. Son allure fière est dictée par la présence d’un clocher et d’un portail sculpté médiévaux. Bien qu’ayant subi des remaniements majeurs au XIXe siècle, la structure conserve de précieux chapiteaux sous la tour. La nef s’ouvre sur le chœur par un arc triomphal enrichi de voussures sur colonnettes décorées. Les stalles en bois et le décor peint exécuté en 1895 retracent la vie du saint patron. À l’extérieur, le monument s’entoure d’un cimetière abritant un exceptionnel if pluricentenaire monumental au tronc impressionnant abritant une Vierge.
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ÉGLISE ET CIMETIÈRE DES SEIGNEURS : le sanctuaire des nobles...
Édifié au XIIe siècle, ce sanctuaire roman dévoile des maçonneries anciennes sous d’importants remaniements du XVe siècle. La nef s’appuie sur de puissants contreforts du XVIe siècle, tandis qu’une chapelle et un clocher complètent l’ensemble au XIXe siècle. L’intérieur abrite une remarquable Vierge à l’Enfant en pierre polychrome de la fin du Moyen Âge. À l’extérieur, un mur isole l’enclos commun d’une curiosité unique en Normandie : un espace funéraire seigneurial privatif aménagé au XVIIIe siècle. Ce lieu de mémoire historique abrite neuf stèles funéraires d’anciens nobles disposées de part et d’autre d’un calvaire central sculpté (fermée ce jour-là).
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CHAPELLE ET SON PANORAMA : le sentier de la colère pour Guillaume...
Dominant un panorama exceptionnel sur la vallée de l’Orne, ce sanctuaire de la Suisse Normande s’enracine dans une légende liée à Guillaume le Conquérant. L’édifice roman primitif subit une destruction totale en 1794 durant la Révolution. Sa structure actuelle résulte d’une reconstruction intégrale menée en 1823, complétée par des restaurations en 1894. Présentant une nef unique et un clocher-mur en façade, le site conserve de rares curiosités de son passé médiéval. Trois des quatre colonnes romanes d’origine subsistent à proximité, réutilisées comme monuments commémoratifs.
Guillaume le Conquérant, partant pour l’Angleterre, confie la Normandie à son épouse Mathilde et à son conseiller Grimoult. À son retour, persuadé à tort de leur trahison, le duc châtie sévèrement Mathilde. Grimoult s’est déjà enfui. Fou de rage, Guillaume se lance à sa poursuite. Guidés par un berger terrorisé dans un village, les traqueurs rattrapent le fuyard près d’une chapelle. Grimoult y subit un supplice atroce : torturé puis écorché vif, son corps est abandonné aux corbeaux. La légende raconte que le duc, insatiable, tanna sa peau sous sa selle durant son voyage de retour vers Caen.
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ORATOIRE ET CHAPELLE : la promesse d'une châtelaine ruinée...
Après avoir parcouru le sentier de terre à travers les arbres, cette reconstitution du site marial se dévoile. Ce lieu devint un important pèlerinage dès 1885. À la fin du XIXe siècle, la pieuse propriétaire du domaine fait le vœu d’ériger ce site si son époux se convertit. Ce dernier ayant embrassé la foi chrétienne, les travaux débutent en 1884, menés par ses fermiers. Inauguré l’année suivante, le monument exigea un emprunt de 25 000 francs. La bienfaitrice s’éteignit en 1907 dans la pauvreté, ayant englouti sa fortune dans la charité et cette œuvre.
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ÉGLISE : des dalles funéraires médiévales enchâssées dans les murs...
Les fondations de cet édifice dateraient des XIIIe et XIVe siècles. Profondément modifié au XVIIIe siècle, il a été rebâti au XIXe siècle en schiste vert et gris. Le mur extérieur conserve un tympan roman en réemploi ainsi que de remarquables pierres tombales du XIVe siècle encastrées dans la maçonnerie, ornées d’effigies et de croix. L’intérieur abrite un maître-autel du XVIIIe siècle avec un tableau représentant la Vierge. Ce retable est encadré de reliquaires de la même époque et de statues en bois de saint Lambert et saint Roch. De petits ex-voto gravés complètent ce patrimoine exceptionnel.
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VESTIGES DU CHÂTEAU : une cheminée gravée dans le ciel...
Visible depuis le centre du bourg, près de l’église, ce donjon du XIIIe siècle est le dernier vestige d’un château érigé sur une propriété privée non visitable. Fortifié au XVIIe siècle par l’ajout de quatre bastions, l’édifice mesurait 21 mètres de haut pour 12 mètres de diamètre. Partiellement détruit après la Révolution, il a ensuite servi de carrière de pierres à son propriétaire. Aujourd’hui, il n’en subsiste que le gros œuvre. Tout en haut, on peut encore apercevoir une remarquable cheminée de style Louis XIII, témoin de son faste passé.
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ÉGLISE : les mystères des sépultures des anciens prêtres...
Érigé au cœur d’un enclos paroissial protecteur, cet édifice religieux d’origine médiévale dévoile une silhouette architecturale intemporelle. Son chœur, fondé au XIIIe siècle sous la dépendance d’une abbaye, conserve de remarquables voûtes d’ogives aux arceaux croisés ainsi qu’une corniche extérieure soulignée d’une frise de modillons et de dents de scie au nord. Entre la nef et le sanctuaire s’élève une puissante tour-clocher centrale couronnée d’un toit en bâtière, ajoutée au XVe siècle pour surmonter une travée solidement voûtée en pierre. Le patrimoine intérieur recèle plusieurs dalles funéraires médiévales abritant les sépultures d’anciens prêtres (fermée ce jour-là).
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ÉGLISE : au cœur du roman rural...
Dominée par une toiture en bâtière, la tour-porche s’élève dès la fin du XIe siècle, précédant une nef à trois vaisseaux construite à la fin du XIIe siècle et un chœur rectangulaire du XIIIe siècle. Ce sanctuaire témoigne d’une transition majeure entre l’art roman et le style gothique. Le mur sud du chœur dévoile un remarquable portail roman orné de colonnes à chapiteaux composites et d’arches sculptées de festons et volutes. À l’intérieur, l’arc triomphal sépare l’espace sacré, tandis que le mobilier abrite un retable en marbre et bois du XVIIe siècle sommé d’une statue de saint Michel.
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