NORMANDIE - CALVADOS SUD OUEST
RÉGION DE VIRE
PORTE HORLOGE ET VESTIGES DU CHÂTEAU : le cœur de la cité...
Édifiée au XIIIe siècle, la Porte Horloge était l’entrée principale de la ville médiévale. Ce passage fortifié, protégé par un fossé profond et un pont-levis, assurait la sécurité de la cité. En 1480, l’édifice est surélevé pour devenir un beffroi de surveillance, puis se voit doté d’une horloge et de cloches dès 1499. Malgré les bombardements massifs de juin 1944 qui détruisirent la quasi-totalité de la ville, la tour a miraculeusement survécu. Elle demeure aujourd’hui, avec le donjon, l’un des derniers témoignages précieux du château et des remparts à double enceinte construits entre les XIe et XIIe siècles.
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ÉGLISE : les trésors de l'ombre à la lumière...
Cette église, joyau du gothique normand en granit, se distingue par plusieurs éléments remarquables. Son architecture, évoluant du XIIIe au XVIe siècle, présente un chœur plus élevé que la nef, créant une silhouette singulière. À l’intérieur, ses voûtes d’ogives et ses grandes arcades témoignent de la finesse du gothique primitif. Parmi ses trésors, on admire ses vitraux restaurés et ses statues anciennes, rescapés des bombardements de 1944. Son portail sud, richement sculpté, et sa tour imposante affirment son rôle de bastion spirituel au cœur de la cité médiévale, alliant solidité défensive et élégance religieuse.
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VESTIGES DE L'ÉGLISE : la plus ancienne sentinelle de la ville...
Considérée comme la plus ancienne de la cité, cette église trouve ses origines à l’époque romane du XIIe siècle. Si le XIIIe siècle marque une période d’agrandissement et d’embellissement, les siècles suivants sont plus tourmentés. L’édifice subit les fureurs des guerres de Religion, puis les pillages de la Révolution française, avant de perdre son chœur au XIXe siècle. Meurtrie par les bombardements de juin 1944, l’église ne conserve aujourd’hui que des vestiges. Pourtant, ses ruines marquées se dressent encore fièrement, témoignant de huit siècles d’histoire tumultueuse et de la résilience de la ville face aux épreuves du temps.
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CHAPELLE : un sanctuaire au cœur de la peste...
Cette chapelle est un haut lieu de dévotion. Édifiée en 1647, sa construction est liée aux grandes épidémies de peste qui frappèrent la région au XVIIe siècle. Ce petit sanctuaire en granit avait pour vocation de placer la ville sous la protection de saint Roch, patron des pestiférés. Sur le plan patrimonial, l’édifice charme par sa simplicité et son cadre verdoyant. Entièrement restaurée par des bénévoles en 1980, elle conserve une statue en bois du saint, traditionnellement représenté avec son chien qui lui apportait du pain. La légende locale raconte que tant que la chapelle resterait debout, la cité serait préservée des fléaux.
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ANCIENNE ABBAYE : la tour-lanterne et le clocher solitaire...
L’abbatiale, édifiée au XIIIe siècle en granit, s’impose comme un joyau du gothique normand. Son élément le plus spectaculaire demeure sa tour-lanterne octogonale qui inonde le transept de lumière, rappelant l’influence de la cathédrale de Coutances. À l’intérieur, l’édifice conserve de précieux vitraux médiévaux et des chapiteaux finement sculptés. Particularité frappante, son clocher baroque du XVIIe siècle se dresse isolément sur la place depuis la destruction partielle de la nef au XIXe siècle.
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CASCADES : au cœur de la vallée des picoteux...
Ici, l’eau et la roche se rencontrent, là où la rivière franchit d’imposants blocs de granit dans un cadre sauvage. Ce site pittoresque est le témoin d’une intense épopée industrielle liée au « Bleu de Vire ». Dès le XIXe siècle, les carrières locales employaient des centaines de « picoteux » pour extraire ce granit réputé. Taillée pour paver les rues de Paris ou bâtir des édifices prestigieux, cette pierre brute a façonné l’identité du Bocage. Aujourd’hui, les sentiers de randonnée permettent d’admirer ces chutes d’eau tout en découvrant les anciennes excavations désormais paisibles.
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ÉGLISE : la Vierge à l'enfant face aux brasiers...
L’église actuelle, bâtie entre les XVe et XVIIe siècles sur un site abbatial du XIe siècle, est un symbole de résilience. Son histoire est marquée par trois tragédies : un incendie majeur en 1821, les combats de la Libération en 1944, puis un court-circuit dévastateur en 1989. Face à ce dernier brasier, les habitants, profondément attachés à leur patrimoine, se sont mobilisés pour reconstruire l’édifice à l’identique. Aujourd’hui, l’église abrite de précieux trésors classés, notamment des dalles funéraires anciennes et une remarquable Vierge à l’enfant polychrome du XVe siècle, miraculeusement préservée des flammes successives.
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CHAPELLES : le mystère des arbres aux cailloux...
Une des chapelles est dédiée au saint Normand Ortaire (482-580). Celui-ci se serait installé au monastère ayant existé dans le village, à l’âge de 12 ans et deviendra plus tard, abbé des lieux. Il possédait le don de guérir les malades affectés par la goutte, les maux de tête, la paralysie, l’arthrite, les rhumatismes, il sauva même une femme de la lèpre. Cette chapelle, reconstruite en 1895, abrite un sarcophage mérovingien en granit qui aurait contenu le corps de Saint-Ortaire. La seconde chapelle a été construite au début du XXe siècle dans le style roman.
Les guérisons et les miracles réalisés par Saint-Ortaire portent au loin la renommée et les vertus du Saint à partir du VIe siècle, et ce lieu va rapidement devenir un site de pèlerinage. Très fréquenté naguère le mardi de Pâques, les fidèles qui se rendaient à la chapelle avaient l’habitude de déposer un caillou sur les branches des arbres entourant le sanctuaire, à la hauteur de leur mal ou de la douleur à guérir. Lorsque le caillou tombait d’une façon naturelle, le malade était guéri ; sinon malheur à celui qui le faisait tomber, il héritait du mal.
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ÉGLISE : quand le sol raconte l'histoire au soldat de 14-18...
Au cœur du Bocage virois, l’église du XVIIIe siècle dévoile un patrimoine méconnu d’une grande finesse. Son allée centrale, véritable livre d’histoire, est entièrement pavée de dalles funéraires gravées des XVIIe et XVIIIe siècles. Le regard est surtout captivé par un monument aux morts exceptionnel. Cette sculpture réaliste met en scène un soldat agenouillé, couronné par un ange désignant le ciel. Cette œuvre saisissante, alliant ferveur religieuse et hommage patriotique, frappe par sa précision et sa force émotionnelle. Un site remarquable où la pierre et le plâtre témoignent avec dignité du passé normand.
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CHAPELLE : des dalles funéraires à la Vierge polychrome...
Ancienne chapelle castrale devenue paroissiale au XIVe siècle, cette église a survécu à de multiples épreuves. Successivement ravagée par un incendie en 1840, les bombardements de 1944, puis la tempête de 1999, elle doit sa beauté actuelle à d’importantes restaurations. À l’intérieur, son allée principale conserve d’élégantes dalles funéraires des XVIIe et XVIIIe siècles. L’édifice abrite également un trésor artistique : une délicate Vierge à l’enfant en bois polychrome. Ce monument résilient allie aujourd’hui la sobriété de son architecture à la richesse de son mobilier historique, témoignant de la persévérance du patrimoine normand face aux siècles.
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LA VIERGE DU VIEUX CHÊNE : une reconstitution du site marial de Lourdes...
L’histoire de la grotte débute vers 1830, lorsque deux ouvriers de Pont-Farcy, dont on ne connait que les initiales, M.L. et M.B., placent par dévotion une statuette de la Vierge dans le creux d’un chêne pour protéger leur labeur. En 1917, le vieux chêne, affaibli par le temps, finit par tomber. La statuette de la Vierge est restaurée. La piété locale perdure et mène à l’aménagement d’une première grotte en 1932. Inspiré par Lourdes, l’édifice actuel est consacré en 1937 devant 3.000 fidèles. En 1946, une chapelle est ajoutée en signe de gratitude pour la protection du village lors de la Libération.
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CHAPELLE : un vœu pour la libération et la paix...
Cette chapelle concrétise un vœu solennel prononcé par son prêtre durant les terribles bombardements de l’été 1944. Pour remercier la Vierge d’avoir miraculeusement épargné la paroisse des destructions, un projet de sanctuaire est lancé dès la Libération. Cette réalisation fut possible grâce à la générosité d’un docteur local, qui offrit gracieusement son terrain situé sur les hauteurs. Ce don stratégique permet aujourd’hui à l’édifice de dominer majestueusement le paysage environnant. Construite en pierres locales et surmontée d’une statue monumentale, la chapelle demeure un témoignage vibrant de foi et de reconnaissance collective.
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EN PRATIQUE...
STATIONNEMENT CC FORÊT
AVEC AIRE DE PIQUE-NIQUE
Commune et coordonnées GPS
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NOTE à propos de cette rubrique « En Pratique » : Ce site partage nos coups de cœur authentiques découverts lors de nos voyages : marchés, boutiques et possibilités de stationnement pour camping-cars en jour et/ou nuit. Nous communiquons ces adresses basées sur nos expériences personnelles. Totalement indépendantes et sans partenariat financier, ces recommandations reflètent uniquement les lieux, services et produits qui nous ont séduits par leur qualité, leur savoir-faire et leur atmosphère particulière à l’instant de notre passage. Nous sommes également adhérents France Passion et utilisons occasionnellement les aires Camping-Car Park.