NORMANDIE - EURE NORD EST

RÉGION DES ANDELYS

VESTIGES DU CHÂTEAU : la sentinelle déchue de la Normandie...

À la fin du XIIe siècle, face aux ambitions de Philippe Auguste, Richard Cœur de Lion fait ériger en un temps record (1196-1198) une forteresse réputée imprenable pour verrouiller la Seine et protéger Rouen. Ce complexe défensif massif symbolise la puissance des Plantagenêt en Normandie. Cependant, après la mort de Richard, Philippe Auguste profite de la fragilité de Jean sans Terre. En 1203, il assiège le château. Malgré une résistance de six mois, les troupes françaises ouvrent une brèche et s’emparent de l’édifice le 6 mars 1204. Cette chute historique marque la fin de la domination anglaise sur le duché. Bien que réutilisé durant la guerre de Cent Ans, le château décline ensuite face aux progrès de l’artillerie moderne.

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ANCIEN HOSPICE : Une escale historique sur les bords de Seine...

Érigé originellement entre la fin du XIIe et le début du XIIIe siècle pour accueillir les pèlerins, cet ancien hôpital royal fut entièrement reconstruit entre 1781 et 1785. Sous l’impulsion du duc de Penthièvre, l’architecte Gambier conçut un ensemble néoclassique monumental au XVIIIe siècle. L’édifice se distingue par son avant-corps central surmonté d’un dôme imposant et d’un lanternon à colonnes doriques. Son patrimoine mobilier comprend une remarquable collection de pots à pharmacie en porcelaine, des peintures religieuses du XVIIe siècle liées à la Contre-Réforme, ainsi que des commodes et une pendule classées du XVIIIe siècle.

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ÉGLISE : des chapiteaux rieurs et pleureurs...

Érigé principalement au XIIIe siècle, cet édifice de style gothique rayonnant séduit par l’élégance de ses proportions. Son patrimoine s’enrichit d’un magnifique autel-retable du XVIIe siècle provenant de l’abbaye de Mortemer, dont les grisailles évoquent la vie de la Vierge. Les chapiteaux s’ornent de bustes sculptés, notamment deux figures du XIVe siècle à l’entrée du chœur qui rient et pleurent sous un même fardeau. On y admire un orgue du XVIIe siècle, des statues polychromes et des vestiges de fresques médiévales. Des ex-voto et des verrières colorées complètent ce décor où subsistent des traces de la ferveur des siècles passés.

 

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COLLÉGIALE : Mystères de la mise au tombeau...

Érigé sur les fondations d’un monastère du VIe siècle, cet édifice majestueux présente une architecture s’étendant du XIIIe au XIXe siècle. La façade occidentale et la nef illustrent le rayonnement du style gothique rayonnant, tandis que le transept nord dévoile une somptueuse porte de style Renaissance datant du XVIe siècle. Le patrimoine intérieur est exceptionnel, abritant notamment des vitraux datés de 1540 et 1560. On y admire un orgue du XVIIe siècle ainsi qu’une mise au tombeau sculptée au XVIe siècle. Le mobilier se compose également de peintures du XVIIe siècle et de statues remarquables illustrant l’art sacré à travers les époques.

La « Mise au tombeau » présente les neuf figures traditionnelles. Au centre repose le corps du Christ, entouré de Joseph d’Arimathie et Nicodème qui soutiennent le linceul aux extrémités. On y trouve également la Vierge Marie, soutenue dans sa douleur par Saint Jean, ainsi que les trois Saintes Femmes : Marie-Madeleine (portant son vase de parfums), Marie-Salomé et Marie, mère de Jacques. Un neuvième personnage, souvent identifié comme un ange ou un donateur, complète ce groupe statuaire.

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