MANCHE - RÉGION DE GRANVILLE - REPÉRAGES

Liste des communes

Champeaux ++++++

Falaises de Champeaux ++++++

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panorama sur la baie du Mont-Saint-Michel. Hautes de 70 m en moyenne, les falaises sont couvertes de landes de bruyères, d’ajoncs, de genêts et de prunelliers. Elles sont à l’extrémité ouest d’une bande synclinale granitique orientée ouest-est de 10 km de large allant jusqu’à Vire (Calvados). Elles culminent au Rocher du Sard (voir ci-dessous), également appelé Chaire du diable ou Chapeau de Napoléon et d’où l’on peut contempler un vaste panorama sur la baie. Au nord, elles sont entaillées par le ruisseau du Lude qui débouche sur l’estran au port du Lude voir (voir à Carolles) où l’on peut voir les vestiges d’anciennes pêcheries de pierre.


Rocher du Sard
Le rocher du Sard, aussi rocher du Diable, chaise du diable ou chapeau de Napoléon, est une curiosité naturelle située à Carolles. Culminant à 70 mètres, dans les falaises de Carolles, en bordure du GR 223, il domine la vallée du Lude et la baie du Mont-Saint-Michel. Une légende raconte que le Diable s’y est réfugié lors d’un combat avec saint Michel. Promenade : En partant du belvédère de la Croix Paqueray, au Pignon Butor, la falaise dominant de 60 m la plage de Carolles, le chemin des douaniers permet de rejoindre Saint-Jean-le-Thomas en passant par Champeaux et son belvédère. Proposant tout au long du parcours de superbes vues sur la mer, le sentier traverse des paysages de lande. La vallée du Lude, la Roche du Diable, les trois cabanes Vauban et la magnifique vue sur la merveille de l’Occident et de la Normandie dans son écrin, le Mont Saint-Michel dans sa baie, autant de curiosités qui assurent une promenade de toute beauté au dépaysement assuré. On attribue à Édouard Herriot, puis au général Eisenhower, d’avoir dit que c’était là « le plus beau kilomètre de France »

Plage du Sol Roc, pêcheries ++++++
En 1912, un lotisseur propose à la commune de lui acheter les falaises et s’engage à effectuer la descente à la mer et deux routes ; la construction du chemin du Sol-Roc doit s’arrêter en 1914 au début de la Première Guerre mondiale ; elle est reprise au retour de la paix, des villas sont construites, l’adduction d’eau n’arrive qu’après la Seconde Guerre mondiale… en même temps que le classement des falaises et l’interdiction de construire. Une cale d’accès finit par y être aménagée. On trouve à proximité un hôtel (Hôtel des Bains, 24 chambres) et la résidence de vacances de l’Étoile de mer (110 lits). Récifs d’hermelles : La basse-mer permet de découvrir des récifs d’hermelles, qui résultent de l’accolement d’une multitude de tubes construits en mucus et grains de sable, par plusieurs générations de vers. Ces formations, rares en Europe, et très fragiles, constituent un abri pour la faune et enrichissent les eaux en plancton par les larves des espèces abritées. Pêcherie du Sol Roc (xiie au xxe siècles). Pêcherie en « V » qui retenait le poisson à chaque marée. Elle a cessée son activité en 1960. Situation : Elle se trouve au pied des falaises de Champeaux, à l’abri des vents froids. Elle s’étend sur environ 200 mètres de long. Un parking est aménagé en bordure de la route départementale 911.
Cabane Vauban ++++++
Les cabanes Vauban sont un réseau de postes de guet mis en place au XVIIe siècle, situés le long du littoral. Une quarantaine de ces modestes bâtiments sont recensés dans le département de la Manche. Une douzaine sont conservés et visitables de nos jours.
Château de Champeaux
colonie de vacances dans les années 1960

Vestiges du camp romain Le Trait de Néron

Vestige de la chapelle de la léproserie Saint-Blaise
Fondée au 12e siècle par Guillaume de Saint-Jean (seigneur de Saint-Jean-le Thomas) et les chanoines de l’abbaye de la Lucerne, la léproserie possédait une chapelle, une ferme et le nécessaire à la vie des malades. Il en reste un mur et ses deux petites fenêtres, près de la croix Saint-Baise.

Église Saint-Vigor +++/+
L’église est fondée au 12e siècle par Guillaume de Saint-Jean. Elle a d’abord été donnée à l’abbaye de La Lucerne par Gilbert de Champeaux en 1162. Si ce n’est une « fenestrelle » et un contrefort mentionnés par Édouard Le Héricher, il ne reste pas de trace de l’église initiale reconstruite au 16e siècle. Le Héricher la décrit ainsi en 1847 : « C’est une de ces rares ecclésioles à avoir conservé leur campanier […] à trois tinterelles triangulaires, couronnées d’accolades avec un écusson, cinq pinacles, deux gargouilles, le bien et le mal, un ange et un crapaud ». Il faut traduire en termes simples : l’église a un clocher-mur initialement garni de trois cloches. On peut ajouter qu’il est posé sur l’arc séparant nef et chœur. Son porche latéral gothique, construit en 1617, est composé d’un arc brisé entre deux contreforts surmonté d’une statue de saint Fiacre. Elle subira de nombreuses transformations au fil des siècles. Elle subit un incendie en 1911. La foudre détruit son clocher-mur le 10 octobre 2000, il est reconstruit à l’identique. L’église de Champeaux abrite une statue de saint Fiacre en pierre taillée du 16e siècle. Dans le cimetière, on remarque le tombeau sarcophage de Louis de La Hache, écuyer (1830-1849), dernier seigneur de Champeaux.

La Lucerne-d'Outremer ++++++

Abbaye Sainte-Trinité ++++++

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En 1143, Hasculf de Subligny, sur l’incitation de son frère Richard de Subligny, évêque d’Avranches, fonde le monastère en lui assignant une chapelle située sur ses terres, à la Courbe Fosse, dans la vallée du Thar. Les premiers chanoines prémontrés, venus de l’abbaye Saint-Josse de Dommartin (diocèse d’Arras), s’établissent dans les bois du domaine et la placent sous le vocable de la Sainte-Trinité. Le 18 octobre 1145, Richard de Subligny, évêque d’Avranches, consacre la première église de l’abbaye. Mais la vie dans ces lieux solitaires et humides est difficile. En 1161, Achard de Saint-Victor, nouvel évêque d’Avranches, prend en main les intérêts de l’abbaye, fournissant aux moines les moyens d’édifier les bâtiments dont ils ont besoin dans un cadre plus verdoyant, au lieu-dit La Luzerne, et met le monastère sous la protection d’un nouvel avoué, Guillaume de Saint-Jean. En 1162, Guillaume de Saint-Jean donne à l’abbaye de La Lucerne les églises d’Angey et de Saint-Jean-le-Thomas. L’église abbatiale est érigée entre 1164 et 1178, date de sa consécration par l’évêque d’Avranches Richard III. Le clocher est achevé en 1200. Bien qu’elle soit construite sous le règne d’Henri II, elle présente des traces d’architecture romane. La nef, d’inspiration cistercienne, est composée de sept travées. Elle a été restaurée aux XVe et XVIIe siècles. L’abbaye de la Lucerne, au Moyen Âge, rayonne sur tout l’Avranchin. En 1327, Jean III de La Mouche, évêque d’Avranches, est inhumé dans l’église abbatiale. Elle est pillée et assaillie à plusieurs reprises durant la Guerre de Cent Ans, du fait du parti pris anglais de l’un des abbés, Philippe Badin (1407-1452), de Saint-Pierre-Langers, qui pose la première pierre de la citadelle du gouverneur sir Thomas Scale, qui deviendra Granville. François Ier se rend à l’abbaye, au début de l’abbatiat de F. de La Guiche (1530-1548). L’un des plus célèbres abbés de la Lucerne fut Odet de Coligny, dit le cardinal de Châtillon (1517-1571), prélat catholique connu pour sa conversion au calvinisme, frère de l’amiral de Coligny et de François d’Andelot, deux des plus importants chefs militaires protestants pendant les guerres de religion. Archevêque de Toulouse, puis évêque de Beauvais, Odet de Coligny fut excommunié par le pape après sa conversion en 1562, se maria en 1564 et partit en exil en Angleterre en 1568, y trouvant la mort de façon suspecte trois ans plus tard. Vendue comme bien national en 1790, l’abbaye est achetée par Louis-Julien Gallien. En 1794, il installe dans l’église abbatiale une filature de coton et façonne à base des pierres de l’abbaye un système hydraulique alimentant l’usine, avec un bassin de retenue, un canal d’amenée de 1,8 km, un aqueduc et un canal de fuite. Mise en faillite en 1808, l’usine poursuit son activité jusqu’en 1834, et devient une marbrerie. Le moulin, datant de l’époque de la fondation de l’abbaye et reconstruit vers 1837, possède quatre roues à eau. Il est voué, jusqu’à la Libération, à la production de farine de céréales. L’abbaye passe à Marie-Amélie Gallien et à son époux, Victor Bunel, qui y installe des équipements industriels. Leur fille Nelly épouse l’architecte Paul Dubufe. Les héritiers de Victor Bunel (Gabrielle Dubufe et son mari l’ingénieur Émile Decauville) arrêtent la dégradation des bâtiments, supprimant les équipements industriels et entretenant les ruines, ils vivent à l’abbaye et reçoivent beaucoup. Après la mort de son mari, Gabrielle Dubufe fait classer les vestiges de l’abbaye au titre des monuments historiques (MH). Sont protégés : l’église (chœur, ailes nord et sud du transept, croisée avec tour-lanterne, reste de la nef et bas-côté sud, façade occidentale), les restes du cloître et les arcatures du lavatorium avec les deux piles qui le délimitent et la jonction du cloître avec le bas-côté sud de l’église, la porte et la fenêtre du mur nord du prieuré, l’entrée de l’ancienne abbaye (aumônerie du XVe siècle) et l’entrée du XVIIIe siècle avec ses piliers, sa grille, le perron décoré d’une niche et les deux escaliers à la suite, ainsi que l’aqueduc. Le sol de l’abbatiale, les bâtiments sud du cloître (cellier, réfectoire et cuisines), le bâtiment ouest du cloître, le sol du cloître avec les substructions qu’il renferme (galeries et aire, y compris le sol sur lequel des bâtiments étaient construits à l’est et au sud), les ruines du colombier, et les deux gisants du XIIe siècle déposés dans le chœur de l’église abbatiale sont classés à leur tour. L’arrêté du 29 février 1964 classe les façades et toitures du corps du bâtiment central, des communs et de la buanderie, le miroir d’eau, les lambris de la salle à manger et du salon, la cheminée de la chambre abbatiale, les boiseries et mangeoires de l’écurie de la maison abbatiale. Enfin, les façades et toitures des deux granges à dîmes du XVIIe siècle de la ferme (maison, écurie, étable et pressoir) et du moulin, ainsi que la maison des cygnes, sont inscrits au titre des monuments historiques. L’église abbatiale du XIIe siècle est essentiellement romane, de style cistercien, avec des arcs en plein cintre au-dessus du porche et dans les parties basses de la nef. La construction du chœur a commencé en 1164 ; la nef et la façade occidentale ont été achevées en 1178. La couverture, sur arcs brisés et croisées d’ogives, a été récemment reconstituée. La tour carrée, élevée de 1180 à 1206, est de style gothique normand, avec de longues fenêtres verticales en tiers-point. La nef et la grande baie vitrée du XVe siècle ornant le chœur ont été restaurées ou reconstruites entre 1988 et 2004. L’orgue baroque construit en 1514 pour l’église des Franciscains de Chambéry, fut restauré et complété en 1779, il est revendu en 1845 à la cathédrale de Belley (Ain), puis à l’église de Salins-les-Bains (Jura) en 1958. L’abbé Lelégard le rachète en 1973 avec l’aide de Michel Chapuis qui propose son classement aux monuments historiques. En 2019, les Amis de l’abbaye lancent un appel aux dons pour sa restauration. Le cloître a presque entièrement disparu. On distingue quelques arcs romans et des éléments classiques du XVIIIe siècle. Des portes donnent accès au cellier et au réfectoire de style classique, récemment reconstitué. Le cellier du XIIe siècle, restauré, présente des voûtes d’arêtes soutenues par des chapiteaux sur piles cylindriques. Juste au-dessus, le réfectoire d’allure classique est une reconstruction récente. Le colombier, bâti au début du XVe siècle, est couvert par un dôme percé d’un oculus.

 

Vallée du Thar

Forêt de 370 hectares

Châteaux
19e s., ancienne propriété des comtes de Carbonnel de Canisy, rénovés pour salle de réception et gîtes.

Manoir de la Forêt
18e-19e s.

Église Notre-Dame ++++
L’église de la Luzerne n’a ni transepts ni portail occidental. C’est un édifice fait à quatre époques. L’église romane est attestée par les reliefs, cordons, contreforts, porche et par un pan de maçonnerie vers le bas de la nef. On remarque la large saillie dans laquelle s’ouvrait au midi une porte romane, faite à une époque où très souvent l’ouverture latérale était la seule entrée. On dirait que ce porche a été détruit par un incendie, dont ses restes portent encore les traces. Au XIIIe ou XIVe siècle se rapportent des membres assez élégants, une porte septentrionale, aujourd’hui bouchée et enfoncée dans le sol, les deux fenêtres de l’orient, unique spécimen, dans l’arrondissement, d’une double baie dans le mur droit du chœur. L’élégance de ces parties semble se ressentir du voisinage de l’abbaye. Au XVe siècle appartiennent le grand arc central et une jolie piscine. La tour, qui est presque détachée du flanc du chœur, et dont la base est ancienne, deux chaires, dont une de l’abbé de la Luzerne, avec ses deux crosses fleuries aux côtés, portant un entablement, et son accoudoir posé sur deux têtes d’aigles, deux confessionnaux au fronton ouvert, une dalle tombale dont l’écusson a été gratté, le Christ du Jubé, qui porte la date de 1037, qu’il faut sans doute modifier en 1637, telles sont les parties qui appartiennent à la quatrième époque, c’est-à-dire aux XVIIe et XVIIIe siècle. En 2015, des vestiges mis au jour lors de travaux de drainage alentour laissent penser que la construction de l’église sur la roche pourrait être antérieure à celle de l’abbaye de la Lucerne et remonter à 1170. Entre 2015 et 2018, sous l’impulsion du maire Gérard Dieudonné, l’édifice est soumis à des travaux de rejointoiement des murs et de la façade et de rénovation de l’intérieur. La mise au tombeau, un tableau signé Poussin, est restauré par Pauline Ruiz. L’inauguration a lieu le 30 novembre 2018.

Saint-Jean-le-Thomas ++++++

Église Saint-Jean-Baptiste ++++++
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Une étude archéologique du bâti, entreprise lors des travaux de restauration de l’église en 2020, permet d‘émettre l’hypothèse que sa construction remontant avant le IXe siècle s’est faite sur une villa antique d’environ six mètres sur dix. Pour Yves Nédélec, il s’agit de l’église paroissiale la plus ancienne de l’actuel département de la Manche. L’église est donnée par Guillaume Longue-Épée à l’abbaye du Mont-Saint-Michel en 917. En 1162, Guillaume de Saint-Jean, seigneur du lieu, la donne à l’abbaye de la Lucerne dont il est second fondateur ; l’un des moines dessert l’église et l’abbé de La Lucerne en est toujours le patron au 15e siècle. En 1895-1896, l’ancienne tour est remplacée par un imposant clocher en granite des carrières de Saint-James. En 1964, on découvre deux petites baies romanes dans la façade occidentale. Le chœur est restauré à partir de 1965 sous la direction d’Yves-Marie Froidevaux, architecte en chef des monuments historiques. En 1973, on termine la construction partielle de la voûte en berceau de bois, on mure la baie centrale du mur pignon ouest et on met à jour les deux petites baies inférieures. L’église est inscrite aux monuments historiques par arrêté. En 1974, on découvre les peintures romanes du 12e siècle sous l’enduit du mur sud de la nef et on les dégage. Le mur sud, présentant un ventre de 25 cm en 2017, nécessite des travaux de renforcement ; ils commencent début mars 2020 par la reprise de la charpente du chœur. Par l’extérieur et l’intérieur, on peut retrouver la marque des onze siècles d’histoire de l’église, de ses remaniements et cicatrices. L’édifice est inscrit aux monuments historiques. De nombreuses œuvres notables sont incluses : le chœur du xe siècle (préroman reconnaissable aux moellons de granit et aux petites fenêtres.) ; les peintures murales du xie siècle (roman) ; les murs de la nef et la voûte du xie siècle (roman) ; les ouvertures de la nef (gothique) ; la statue de sainte Anne (xive siècle) ; la statue de la Vierge à l’Enfant du xve siècle, classé au titre objet aux monuments historiques ; le porche sud et le crucifix du xvie siècle ; la statue de Moïse du xviiie siècle, classé au titre objet ; le retable des xviiie, xixe et xxe siècles ; la tour-clocher du xxe siècle ; un ex-voto marin ; une Pietà en calcaire abritée sous le porche précédant le portail roman ; les peintures murales : peu lisibles, elles ont été identifiées comme la représentation du cycle biblique de Caïn et Abel, thème cher à l’époque romane. L’affrontement des deux frères : l’offrande par Abel au manteau rouge d’un agneau que Dieu bénit et l’offrande par Caïn au manteau jaune d’une petite gerbe, alors qu’une gerbe plus importante demeure entre ses jambes, le meurtre d’Abel par Caïn avec un outil de travaux agricoles, une pelle triangulaire. Dans la scène suivante, Dieu intervient pour protéger Caïn.

 

Plage de Saint-Michel, Plage de Pignochet, Les pêcheries en bois des plages de Pignochet et de Saint-Michel ++++++
Une grande partie des travaux de fouille a principalement porté sur le site de la pêcherie de la plage de Pignochet à Saint-Jean-le-Thomas, qui est aujourd’hui l’une des plus anciennes installations de ce type en Europe. Il revient à Alain L’Homer d’avoir découvert ce site dans les années 1970 et d’en avoir fait une première étude avec la collaboration d’A. Petra. Ingénieur géologue et familier de la baie du Mont-Saint-Michel, Alain L’Homer fut intrigué par l’aspect singulièrement ancien du bois qu’il trouva sur une plage soumise à l’érosion. Il en préleva un fragment pour effectuer une datation par le carbone 14. : celle-ci révéla que ces pieux dataient du début de l’âge du bronze. Vers 2000 av. J.-C., la mer a atteint temporairement un niveau moyen relativement proche de l’actuel dans un contexte transgressif. S’installant dans une zone traversée par des chenaux de marée, les hommes ont alors construit sur l’estran une vaste installation en bois, couvrant près de deux hectares et destinée à piéger les poissons. Découverte dans un état de conservation exceptionnelle, elle est constituée d’alignements de pieux : au centre, deux structures fermées en bois, en périphérie des alignements rayonnants. Chaque alignement supportait un entrelacs de gaules, tandis que des branches très fines, des herbacées ou des tiges de fougères protégeaient fréquemment la base de ces haies, fortement exposées à la houle, et qui nécessitaient un entretien permanent. L’un des aspects les plus spectaculaires du site réside également dans la présence de multiples renforts obliques étayant les palissades, qui devaient s’élever à un minimum de 1,50 m de hauteur. Les principales essences ayant servi à la fabrication des pieux sont l’aulne, le saule, le frêne, le noisetier, plus rarement le chêne. L’analyse des éléments issus de la fouille des premiers sondages permet également une approche de l’approvisionnement en bois de clayonnage composé surtout de noisetiers, mais également de saules et de genêts. Les nombreux chenaux qui traversent l’installation semblent avoir eu une fonction importante. Le principe de piégeage des poissons semble toutefois plus complexe que les pêcheries actuelles. La connaissance de l’environnement du site a considérablement progressé grâce, d’une part, à une collaboration étroite avec les géologues et géomorphologues travaillant sur le site. Une première typologie des faciès lithologiques sur la zone intertidale actuelle a ainsi été dressée. Les objectifs principaux de cette analyse sont de mesurer l’éloignement du site par rapport à la côte, d’identifier les multiples chenaux qui ont sillonné l’estran et de les dater par rapport à la période de fonctionnement de la pêcherie. La fouille de multiples secteurs a été riche d’informations techniques, aussi bien sur les dispositifs de protection du pied de haie que sur les modes de clayonnage. L’élévation de clayonnage conservée grâce à une chape de tangue peut ainsi atteindre une cinquantaine de centimètres. Le passage de petits chenaux de marée traversant des haies de clayonnage peut être identifié en surface par la présence de nombreux galets de tangue ou de graviers. Les aménagements découverts évoquent plusieurs zones « pêchantes » et la possibilité de barrer le chenal par un filet ou bien une grande nasse. L’érosion active a permis l’observation de nombreuses empreintes de pas humains bien visibles, ainsi que des zones de circulation de bovidés. Les objets archéologiques rencontrés sont rares et souvent sans rapport avec ceux que l’on trouverait sur un site d’habitat : peson de filet en terre cuite, copeaux de bois, liens torsadés en branches de noisetier, outil en bois de cerf emmanché destiné à fendre du bois. Les restes de poissons sont fréquemment piégés en pied de haie : le tamisage des nombreux prélèvements a permis la collecte d’un grand nombre d’écailles, de quelques éléments de rachis et de crâne actuellement en cours d’étude. La pêcherie en bois de la plage Saint-Michel est située environ 500 m au nord de la précédente et utilise le même vaste système de chenaux de marées. Cette pêcherie en bois, découverte plus récemment, a globalement une forme en V dont l’angle est très ouvert vers le nord-ouest. Elle est indiscutablement implantée dans un ancien paléochenal colmaté. À la pointe du dispositif, la ligne de pieux s’interrompt pour faire place à un aménagement qui a été partiellement fouillé. Le long des pieux est apparue une trame de fines gaules de noisetier entrelacées sur une armature de piquets épointés. Ces piquets sont répartis tous les 20 cm en moyenne et forment un véritable panneau de clayonnage autonome, fixé sur la face aval de la haie. L’existence de panneau de clayonnage mobile est pour la première fois attestée dans cette zone d’étude. Ce dispositif est connu dès le Néolithique final et a été employé jusqu’à quasiment aujourd’hui sur les pêcheries en bois de la façade occidentale du Cotentin. Cette installation semble contemporaine de l’ensemble de la plage de Pignochet.


Dunes de Dragey ++++++
Les dunes de Dragey sont, avec le marais de la Claire-Douve, un site naturel de la Manche, situé à Dragey-Ronthon, Genêts et Saint-Jean-le-Thomas, classé zone ZNIEFF 1 (secteur de grand intérêt biologique ou écologique). C’est le conservatoire du littoral qui, depuis 1989 a regroupé sous ce nom 136 hectares sur ces trois communes. La gestion en est assurée par le Symel (syndicat mixte espaces littoraux de la Manche). Dans la baie du Mont-Saint-Michel, entre le bec d’Andaine et la plage Pignochet de Saint-Jean-le-Thomas, le site est constitué d’un massif de dunes d’une longueur de 5 km et, en arrière du littoral, du marais de la Claire Douve, petit canal coulant du nord au sud. La disposition originale du massif dunaire, abritant un marais parallèle adossé à une falaise morte fossile, confère au site un grand intérêt paysager. La partie nord du cordon dunaire est soumise à une forte érosion (depuis les années 1950, la mer a rongé plus de 350 m du trait de côte), tandis que le centre et le sud reçoivent des dépôts importants de sédiments. Une piste d’entraînement pour les chevaux occupe une partie du site par ailleurs traversé par le GR 223

Cabane Vauban et panorama sur le Mont-Saint-Michel
Sur le GR 223, sentier littoral ou sentier des douaniers, se trouvent trois cabanes Vauban : la plus connue est celle de Carolles, la deuxième celle de Champeaux et la troisième celle de Saint-Jean-le-Thomas. Ces postes de garde servaient de postes de guet jusqu’à leur désaffectation en 1815. Par la suite, ils furent utilisés par l’administration du télégraphe puis par le service des douanes.
Château des Hauts
Le château qui date du xixe siècle, a été bâti sur le site d’un château médiéval

la croix cimétériale
la plus ancienne, qui date du xve siècle : dressée dans l’enclos paroissial au sud de l’église, elle présente un fût octogonal scellé à un dé cubique qui repose sur un emmarchement à trois degrés

la croix du chemin du Vieux-Château
qui date du xviiie siècle : située dans le bourg, elle se dresse de même sur un emmarchement à trois degrés mais son fût est de section ronde et son dé présente un décor à dents

la croix de carrefour 
qui se situe au croisement de la D 483 et de la D 241, scellée dans un rocher qui affleure à cet endroit.

Sartilly +++++

Chemins de Saint-Michel

Manoir de Bréquigny  ++++
16e / 17e s., IMH. Le logis de Bréquigny est construit vers 1600. Le manoir de Bréquigny se présente sous la forme de deux hautes façades en granit roux et gris, encadrées de tourelles les unes ronde, les autres rectangulaire. À l’intérieur, on peut voir une cheminée baroque en stuc.


Monument en hommage aux soldats morts pour la France durant la Guerre d’Algérie
inauguré le 5 décembre 2013

Monument des caporaux de Souain +++++
Il est dédié à la mémoire des quatre caporaux de Souain fusillés pour l’exemple durant la Première Guerre mondiale. Trois des caporaux sont manchois : Théophile Maupas, Louis Lefoulon, Louis Girard ; le quatrième, Lucien Lechat, est breton. La réhabillitation de ces quatre hommes sera longue. Théophile Maupas sera ré-inhumé le 9 août 1923 dans le cimetière de Sartilly. Dès décembre 1923, le conseil municipal donne son accord pour inscrire Théophile Maupas sur le monument aux morts de Sartilly. Le 20 septembre 1925, un mémorial dédié aux 4 caporaux de Souain est inauguré sur la tombe du caporal Maupas. Il inclut un bas-relief en bronze de Paul Moreau-Vauthier représentant les caporaux debout avec les yeux bandés, à l’instant fatidique avec une allégorie de France à genoux en pleur avec un glaive et une balance de la justice foulée au pied.


Tombe de Blanche Maupas

Église Saint-Pair ++++
L’église et ses dépendances furent données à l’abbaye du Mont Saint-Michel par Raoul Avenel. Foulques Paynel, son petit-neveu confirma cette donation en 1156. Le portail sud de l’église actuelle est le seul élément architectural subsistant de l’église romane détruite en 1858 en raison de son mauvais état. L’édifice roman est remplacé par une église beaucoup plus grande, construite à partir de 1858 suivant les plans de l’architecte Nicolas Théberge, d’Avranches. Le clocher et sa flèche de pierre, dessinés par l’architecte Henri Rauline, sont achevés en 1902. L’église de Sartilly abrite notamment : un Christ en cuivre ciselé du XIIIe siècle, les fonts baptismaux en granite de l’ancienne église, les fonts baptismaux, du XIXe, surmontés d’une statue de saint Jean-Baptiste tenant une coquille et entourés d’une grille métallique, l’aigle lutrin réalisé en 1862 par Jean le Bon, sculpteur à Avranches, sur les plans de Nicolas Théberge. Elle est éclairée par des verrières décoratives dont certaines sont signées Chauvel et datées de 1860 et 1861

Champcey +++

Le Manoir
tour avec neuf meurtrières (xve – xvie siècles). Au centre de la cour, reste de l’ancien puits à margelle monolithique.

Ancien moulin désaffecté sur la Lerre.

Église Notre-Dame  +++
L’église est construite au 12e siècle sur une butte. Les ouvertures de la façade sud vont du 12e au 18e siècle. La sacristie date de fin 18e-début 19e siècle. Le clocher de bois initial est remplacé par un clocher en bâtière en 1784. Mobilier : Le porche occidental donne accès à la nef abritant des bancs de bois prolongés par des strapontins en tiroir. Elle possède des fonts baptismaux à double cuve de granite et couvercle de bois, ainsi qu’un retable, dont les statues figurent une Vierge à l’enfant et saint Joseph, et le tableau sur bois représente l’Assomption de la Vierge. Elle abrite également deux bustes reliquaires de 42 cm de haut, 26,5 de large et 14 de profondeur : celui de saint Gaud qui préserve des reliques obtenues auprès de l’évêque Jacques Daniel par le curé Leconte après la perte à la Révolution de l’os du pied droit du saint exhumé à Saint-Pair en 1664, et celui de saint Marcouf. Datant de la 2e moitié du 17e, ils sont classés à titre d’objets aux monuments historiques. En 2017, l’église retrouve son retable entièrement restauré.

Montviron +++++

Manoir de la Croix.
Il tire son nom à la présence de la croix dite du Gros Chêne

Manoir de La Coulomberie, avec chapelle
18e

Manoir de Misouard
18e

Manoir de La Boderie
18e

Vallon de la Lerre

Croix de La Furetière
17e

Église Notre-Dame +++++
Typique du Sud-Manche, l’église est érigée au 13e siècle. On y accède par un portail surmonté d’un arc brisé au dessus duquel se dessine une ouverture circulaire. La tour date de 1657. La nef est remaniée au 17e siècle. Le clocher aurait comporté deux balcons construits par ordonnance de Louis XIV afin d’y poster deux garde-côtes, qui pouvaient ainsi prévenir les villes alentours des éventuels dangers, par l’intermédiaire de signaux de fumée.  Le cimetière entoure l’église. Dans sa partie sud, on remarque le tombeau de Louis Lebrec (1800-1868) : sur un sarcophage de granit repose son gisant en bronze, réalisé par la fonderie Havard de Villedieu. Louis Lebrec est un ancien supérieur du séminaire de Coutances, vicaire général du diocèse de Coutances, fait chevalier de la Légion d’honneur en 1857. Mobilier : Le chœur possède un autel en bois peint de gris et doré et un beau retable de 1690. Une chaire en bois y trône, sur laquelle deux anges sont sculptés, ainsi que des stalles du même style et d’époque similaire. Les fonts baptismaux sont à seize pans. L’église recèle onze statues. Des éléments du mobilier, propriété de la commune, sont classés à titre d’objet : Le maître-autel du 17e, Un Christ en croix (statue), Une statue de la Vierge à l’Enfant, Un groupe sculpté représentant Saint Mathurin, La chaire à prêcher de 1686, Les stalles du chœur.

Angey ++++

Logis d’Angey
17e s. : restes

Hameau de La Ferrerie

Hameau de La Fortécurie

Église Saint-Samson ++++
Elle daterait du xiie siècle mais aurait été rénovée au xixe siècle. La corniche sur le chœur est de style roman. L’église a conservé à la croisée du transept ses croisées d’ogives primitives. Ses fonts baptismaux (xive) de styles gothiques sont classés au titre objet aux monuments historiques. Le mobilier et le sanctuaire de l’église date des xviie et xviiie siècles. Il comprend un maître-autel et des autels latéraux (xviie), une chaire à prêcher (xviie), un lavabo (xviie), des statues de saint Samson et saint Jean-Baptiste et l’agneau (xviie) ainsi que quatre tableaux du xixe : l’Adoration des bergers, saint Antoine de Padoue, la Vierge-Marie et le Christ.


croix de cimetière
xixe

Croix de chemin dite Croix Saint-Samson

La Rochelle-Normande +++++

Château 
17e/19e

Manoir de Plein d’Eau
xviie – xixe siècles et jardin recensé à l’Inventaire général du patrimoine culturel.

Moulin

Oratoire et fontaine Saint-Méen
xixe siècle, que l’on implorait pour les maladies de peau.

sur la route de La Lucerne-d’Outremer


Église Sainte-Marie  +++++
Sous l’ancien régime, cette paroisse est un prieuré-cure dépendant de l’abbaye de La Lucerne et le restera jusqu’en 1789. Les parties les plus anciennes sont de l’époque romane (11e et 12e siècles), notamment la base de la tour. La tour elle-même date du 17e siècle. Le chœur est presque entièrement reconstruit en 1708 et doté d’un nouveau maître-autel, enrichi d’une Assomption, copie par un peintre local de celle réalisée par Pierre Paul Rubens (1577-1640) pour l’église Notre-Dame-de-la-Chapelle à Bruxelles. Cette toile est restaurée en 1998. Son clocher en bâtière est typique de l’architecture normande. Il est placé entre nef et transept. L’église est cruciforme, mais avec des transepts très reculés vers le pignon oriental. Un fragment de blocage au midi avec une porte bouchée, six contreforts, une fenestrelle sont les parties romanes. Les transepts sont à peu près du XVIe siècle. La tour lourde, courte, cunéiforme date du XVIIe, mais le bas est plus ancien. Le chœur et la neuf sont de 1706. Autour règne la ligne armoriale, et un écusson étoilé est sur une des portes d’un transept, probablement celui de la Luzerne, qui avait le patronage. On remarque trois tombes, une à écusson grattée, une de 1630 et une autre de 1588. La croix du cimetière est de 1608. Elle possède un riche mobilier dont des stalles provenant de l’abbaye de La Lucerne, une chaire datant de 1678 et des statues polychromes datant du dernier quart de siècle du 14e siècle, dont deux belles statues du roi Saint-Louis. L’une d’elles est classée à titre d’objet aux monuments historiques. L’église recèle également une vierge en bois polychrome du 16e, un tableau représentant une scène de l’Assomption et la statue du bienheureux Auguste Chapdelaine.

Cinq croix de chemin 
dite des Chesnots (xixe siècle), Croix Chapron (xixe siècle), au lieu-dit le Frêne (xixe siècle), du bois du Rochelet (xxe siècle), du bourg (xviie siècle).

Le Grippon +++++

Château de la Baudonnière
propriété au 19e s. de la famille Boudent-Godelinière, aujourd’hui centre linguistique et d’animation

Manoir du Grippon
16e/17e : colombier, cheminée ornée d’un écusson

Vallon de la Braize

Source de la Lerre

Manoir de Lerre
du 16e siècle, inscrit aux monuments historiques.

Église Saint-Martin ++++/+
du xviiie siècle. Mobilier : Statue de la Vierge à l’enfant(14e s.), en pierre polychrome, classée monument historique au titre d’objet, Bas relief de la charité de saint Martin (14 /15e s.), Chaire à prêcher (18e s.), Fonts baptismaux (17e s.), Éducation de la Vierge (17e s.), Statue de saint Martin (18e s.) sur laquelle on raconte une légende  : « On la portait de l’église vers un lieu que l’histoire ne nomme pas. Comme elle passait devant la fontaine Saint-Martin, une lavandière, interprète de l’affection de tous les paroissiens pour l’image du patron, s’écria : « Grand saint Martin , est-ce que vous vous laisserez emporter ? « . A ces mots, le porteur de l’image resta immobile et ne put franchir le passage. Il fallut rapporter la statue dans l’église où elle est encore aujourd’hui.».


Église Sainte-Trinité +++++
La chapelle primitive était une construction romane dont il reste deux pans de maçonnerie en opus spicatum sur le flanc sud de la nef. L’église conserve deux petites fenêtres trilobées du 14e siècle sur les murs gouttereaux nord et sud. Au 18e siècle, l’église est allongée par une clocher-porche à toiture en bâtière et un chœur. Mobilier : Maître autel (18e s.), Chaire à prêcher (17e s.), Groupe sculpté représentant la Trinité (15e s.) : copie monumentale en pierre d’un bas relief plus ancien en albâtre de Nottingham. Cet objet n’est plus aujourd’hui dans l’inventaire du mobilier de l’église (sans trace de sa disparition). Ce bas relief, est décrit en 1846, en ces termes par Édouard Le Héricher : « en marbre blanc d’un travail très délicat, d’après une disposition assez commune au Moyen-Âge, malheureusement très mutilé. Le Père tient devant lui le Fils crucifié : on voit encore dans sa barbe la queue de la Colombe, qui, selon l’usage, était placée sur son sein, entre sa tête et la croix. Un charmant dais, véritable orfèvrerie de marbre, couronne le groupe. D’ailleurs il a été reproduit plus grand dans un groupe en pierre du maître-autel. ». « Le grand tableau du retable représente le même symbole avec quelques différences qui annoncent que la tradition hiératique était altérée : au-dessus d’une crucifixion plane le Père et dans l’espace intermédiaire vole une colombe.». Statue de sainte Catherine d’Alexandrie, Vierge à l’Enfant (15e s.), Statue de saint Paul (14e s.), Chemin de croix (20e s.), Vitrail hommage aux poilus de la Première Guerre mondiale, Pierre tombale (16e s.) de P. Le Roy. Les fonts baptismaux sont une énorme cuve dont la cuvette se voit dans le cimetière, ils remontent probablement à l’époque de la fondation de l’église. Croix ronde du cimetière, dont le fût est terminé par un croisillon au centre duquel s’ouvre une niche vide trifoliée.


Vestiges de l’ancienne église Saint-Barthélémy du Grippon +++++

La Haye-Pesnel +++++

Ancien prieuré Saint-Jacques

sur la route de La Lucerne d’Outremer


Château du Bourg ou de la Motte ou Le Châtel
enceinte ovale dont il reste une plateforme et un fossé, difficile à dater. Des poteries romaines y furent découvertes au 19e siècle.

Château Ganne, 
(xie siècle), au nord-est, entre la route de Cérences et l’Airou, motte et basse-cour avec fossés du château de la famille Paynel. Détruit par les Anglais, il ne fut pas reconstruit et on préféra ériger un nouveau château dans le bourg dont il ne reste aucune trace. En 1230, Foulques III Paisnel († 1256), seigneur de La Haye-Pesnel et son frère Guillaume de Percy choisirent le camp anglais et breton contre le jeune Saint Louis et sa mère Blanche de Castille, d’où le nom de Ganne signifiant trahison ou félon. Le bailli du Cotentin, Jean des Vignes, mâta la rébellion et le château fut rasé. Lieu aménagé en parc de loisirs.

Hôtel de ville
œuvre de l’architecte Louis Cornille

Jardin remarquable de 700 m2 
« Paroles de plantes ».

Église Sainte-Madeleine  +++++
(xviie – xviiie siècle). La cloche historique avec une inscription révolutionnaire « Égalité – Liberté – Vive la République françoise – vive les patriotes – Périsse les tirans – leurs satellite – Et tous les aristocrate – Mai 1793 – l’an 2 de la république », exposée au pied de l’édifice, fondue à Ver en 1793, est classée au titre objet aux monuments historiques. Deux confessionnaux (1691) sont également classés. L’église abrite un vitrail dédié aux morts de la Première Guerre mondiale avec les portraits de 27 victimes, un haut-relief (xve) ainsi qu’un groupe sculpté sainte Apolline.

Hocquigny

Prieuré Saint-Maur ou Hôtel-Dieu d’Hocquigny
(xiie – xiiie siècles) appelé également la maison-Dieu de la Haye, était un ensemble situé dans le vallon du ruisseau du Nélet, un affluent du Thar, à proximité de l’ancien château Ganne. Il fut fondé au xiiie siècle par Foulques Paynel, seigneur d’Hambye et fut uni dès 1235 à l’hospice Saint-Jacques du Repas, fondé par Henry Murdrac. Le prieuré sera détruit à la fin des années 1920 et les vestiges furent inscrits au titre des monuments historiques le 9 janvier 1929. Les restes sont supprimés dans les années 1950.

Rives du Thar

Église Saint-Pierre ++++
En 1236, Foulques Paynel donne cette église au prieuré de La Bloutière pour le service des pauvres de l’hôtel-Dieu de La Haye-Pesnel qu’il avait fondé. La tour avec son clocher en bâtière est construite vers 1511. L’église, tombée en ruine, est rebâtie en 1682. En 1682, Gilles Lescolace († 1707), curé prieur d’Hocquigny fit reconstruire l’église et créa en 1698 la Confrérie du Saint Nom de Jésus. On pénètre dans l’église par un porche. Elle est entourée d’un cimetière. L’église d’Hocquigny abrite de nombreux objets dont certains sont classés monument historique au titre d’objet : l’ensemble constitué du maître-autel, de ses emmarchements, ses gradins, son tabernacle, son retable surmonté d’une gloire rayonnante, des portes de la sacristie et leur fronton, des boiseries, ainsi que de six chandeliers en bois, de style baroque. Cet ensemble, datant des années 1773-1779 est l’œuvre de Pierre Le Buffe, menuisier d’Hocquigny et Robin, peintre de Saint-Pierre-de-Coutances. Les chandeliers proviendraient de l’abbaye de la Lucerne, un groupe sculpté représentant saint Michel terrassant le dragon(17/18e s.), une petite cloche portant l’inscription « 1682 SOLI DEO GLORIA » provenant du prieuré.


Croix de cimetière
xixe siècle.

Croix de chemin dite Croix montoise
xvie siècle.

Folligny ++++++

Moulin de La Beslière.

Manoir
16e s. : ruines.

Vestiges de fortifications médiévales au Viverot
(près du manoir de Folligny).

Manoir de Folligny
xvie siècle, bâti par la famille de Meurdrac.

Parc du Logis d’Équilly ++++
Il s’agit d’un rare ensemble complet d’une ancienne seigneurie de la baie du Mont-Saint-Michel : logis principal, parc avec pièce d’eau et étang, basse cour (13e), avenue, chapelle et grange à dîmes. La bâtisse est d’abord un petit château-fort de défense, probablement entouré de douves. La cuisine, partie la plus ancienne datée de 1243, possède une cheminée monumentale. L’escalier majestueux mène à la chambre de l’amiral Charles Regnault de Prémesnil et à un salon de style Empire, avec des boiseries aux nombreuses portes, s’ouvrant en éventail pour créer un théâtre. Un parquet a été posé durant la Seconde Guerre mondiale au dessus d’un parquet de Versailles. Le site, composé du logis dont l’accès se fait par un double escalier et une terrasse, d’un moulin, d’un parc avec un bassin napoléonien, et d’un bois, est classé. Depuis la restauration du logis, commencée en 2005, les propriétaires proposent chambres et table d’hôtes. Visites : De mi-juin à mi-septembre, tous les jours de 12 h à 18 h sauf le dimanche matin. Visites guidées de 14 h 30 à 16 h), sauf le dimanche
Tarifs : 3,50 € (adultes), 2 € (enfants de plus de 12 ans, groupes scolaires).

Le Repas
second centre-bourg sur la route de Granville à Villedieu-les-Poêles, probable station routière gallo-romaine.

Souterrains du Py Park ++++++
construits pendant la Seconde Guerre mondiale. En 1939, le petit village de Folligny était un important nœud de communication sur les lignes de chemin de fer Caen-Rennes (inauguré en 1858) et Paris-Granville (inauguré en 1870). Le village comptait alors 637 habitants, dont une centaine de cheminots. Après la mobilisation générale, décrétées le 1er septembre 1939, la France et l’Angleterre déclarèrent la guerre au IIIe Reich le 3 septembre 1939. S’en suivit une période d’observation (nommé la drôle de guerre) avant le déclenchement par les Allemands du Blitzkrieg, le 10 mai 1940, en envahissant la France. Les blindés allemands arrivèrent dans la Manche le 17 juin 1940. Le même jour, à 15 h 30, des bombardiers en piqué Stuka larguèrent en l’espace de 5 minutes, 210 bombes sur la gare de Folligny. Dans la gare se trouvaient plusieurs convois de matériel et un convoi de munitions (80 tonnes d’explosifs). Son explosion fit un cratère de 4000 m2 profond de 7 m. Trente-neuf cheminots furent tués et il y eut de nombreux blessés. Vingt-trois maisons (45 logements) furent détruites. Les dégâts furent estimés à 6 millions de francs de l’époque. La Manche fut totalement occupée par les troupes allemandes le 18 juin 1940. La place forte de Cherbourg capitula au soir du 18 juin 1940. Le 20 juin 1940 fut signé l’armistice (demandé le 16 juin 1940 par le maréchal Pétain) et 1 600 000 prisonniers de guerre dont 20 000 Manchois prirent le chemin de l’Allemagne. La gare fut reconstruite par les Allemands. La proximité de la Manche avec l’Angleterre et les projets allemands d’invasion de l’Angleterre, en 1941, puis de la construction du mur de l’Atlantique, en 1943, imposèrent aux Manchois de dures contraintes et restrictions de la part des Allemands (restriction de liberté, présence de nombreuses troupes, problème de ravitaillements, etc.). Sur la région de Folligny, les allemands avaient réquisitionné de nombreuses habitations et notamment les châteaux de Lucerne, de Pont Roger, de La Rochelle et de St-Pience. Le logis d’Equilly fut transformé en hôpital militaire en 1944. La gare de Folligny revêtit une importance stratégique et subit donc, entre 1942 et 1943, quatorze bombardements alliés. La Wehrmacht chargea une entreprise de Sourdeval de la construction de fortification et de souterrain sur le site de Py Park où se trouvaient les dépôts de la gare. Des bunkers pour abriter les ouvriers travaillant à la gare furent construits et des canons de DCA furent installés en haut du château d’eau. D’autres étaient placés sur des wagons stationnés dans la gare. L’organisation Todt construisit des tranchées antichars et des bunkers au lieudit Le Repas. La gare, où les Allemands contraignirent les habitants du village à travailler, fut aussi un terrain d’activité pour la résistance. Environ 2340 Manchois appartenaient aux différents réseaux (une vingtaine) regroupés sous trois grands mouvements, l’Organisation civile et militaire, le Front national et la Libération nord. Parmi eux, Maurice Marland, enseignant à Granville, fonda un réseau rattaché en 1942 à l’organisation Brutus. Arrêté le 18 juin 1943, il fut torturé puis relâché en septembre 1943. Ayant repris ses activités de résistant, il fut fusillé en forêt de la Lucerne d’Outremer le 23 juillet 1944. Un autre réseau, dont faisait partie Edmonde Matelot, organisait le retour en Angleterre d’aviateurs alliés abattus. Dans le secteur de la Hague-Pesnel opéraient deux réseaux de résistants. Celui de Jean Marie était affilié au mouvement Organisation civile et militaire réseau Centurie et celui d’Émile Cuny qui était affilié au mouvement Libération nord et Front national. Ils apportaient de l’aide aux réfractaires au service de travail obligatoire (STO) et opéraient des sabotages. Entre le 18 mai et le 30 juillet 1944, la gare de Folligny fut bombardée et mitraillée plus d’une dizaine de fois par des avions alliés. Les troupes américaines prirent la gare le 30 juillet 1944. Le 1er et le 6 août 1944, ce fut au tour des Allemands de bombarder la gare et le canton alentour. Durant cette période, huit avions (5 anglais et 3 allemands) furent abattus au-dessus de la gare. Après le terrible bombardement allemand du 17 juin 1940, la gare a été reconstruite, fortifiée et occupée par l’armée allemande afin de contrôler les transports de marchandises et de troupes. 

Sous les ronces quelques vestiges de béton subsistent, ils ont été dégagés récemment pour permettre la visite de 2 salles souterraines. Des panneaux d’information retraçant cette période sont installés sur un petit parcours. Le site est ouvert au public du premier lundi d’avril au dernier vendredi d’octobre. Pratique: souterrains Py park, rue de la Petite vitesse, 200 m à l’arrière de la salle des fêtes, près de la voie ferrée, ouvert d’avril à septembre


Église Notre-Dame ++++
« L’église de Notre-Dame-de-Folligny porte des traces de l’époque romane dans les contreforts du chœur et dans une fenestrelle. La base de la tour vient ensuite dans l’ordre du temps, avec les quatre colonnettes basées et chapitées des fonts. Sous la corniche court une frise composée de fleurons trilobés, qui rappellent ces imbrications ogivales des flèches de Coutances. Comme ceux de la cathédrale, ces fleurons, avec les parties précédentes, doivent remonter au XIIIe siècle. La nef et le chœur sont en général du XVIIIe siècle : sur les degrés du maître-autel on lit la date de 1725. ». « La base intérieure de la tour a été refaite avec ses arcs, ignoblement badigeonnés et quadrillés comme les murs d’une cuisine. Il y a dans le cimetière une croix fastueuse et composite assez remarquable : son dé est insculpté d’une légende et de divers ornements, entre autres d’un écusson étoilé, portant trois étoiles, armes qu’on retrouve sur une dalle tumulaire et qui sont des La Bellière. Le premier module du fût est orné de clochetons appliqués et les autres sont semés de nœuds.».


Église Notre-Dame-de-l’Annonciation du Mesnil-Drey  +++
xviie siècle. Elle abrite un retable (xviie), les statues (xve) de saint Antoine, ermite ou saint Ortaire, Vierge à l’Enfant (xive), saint Jean l’Évangéliste (xvie)

Église Saint-Pierre de La Beslière. +++
Construite en 1737, elle remplace une église connue au 12e siècle et dont les patrons étaient les Thomas de Saint-Planchers. Selon Édouard Le Héricher : « [L’église] de la Beslière se compose d’un chœur, d’une nef, de deux bras et d’une tour bâtie en 1737, surmontée d’une lanterne qui n’est pas sans élégance, mais ayant à ses angles quatre maigres pyramidions assez semblables à des chandeliers.». Le dôme à lanternon du clocher est restauré en 2007. Elle est entourée d’un cimetière. Mobilier : Datées du XVIIIe siècle, les boiseries peintes et dorées ornant le maître-autel, le tabernacle et le lambris de revêtement sont classés monument historique au titre d’objet depuis 1959
Croix de cimetière
xixe – xxe siècles

croix de chemin dite du Prieuré.

Stèle George C. Grey
Le Repas, à l’intersection entre les D 173 et D 71

Stèle en hommage à Donald J. Markle
(1922-1944), lieutenant de l’US Air Force abattu au dessus de La Beslière, le 10 juin 1944. Il est inhumé au cimetière américain de Saint-James.

La Meurdraquière +++++/?????

Moulin Datin

Rives de l’Airou à son confluent avec le Doucœur

Site du télégraphe Chappe. +++++/?????
construit en 1835, occupé par un poste d’observation allemand pendant la Seconde Guerre mondiale. Le télégraphe Chappe est un ancien moyen de télécommunication visuelle utilisé dans la Manche entre 1799 et 1852 où il est remplacé par le télégraphe électrique. Il est mis au point par Claude Chappe (1763-1805) en 1791. Il permet de transmettre des messages codés grâce à des tours ou des clochers éloignés de dix à quinze kilomètres. Chaque poste est surmonté d’un mât avec deux bras articulés manœuvrés par des employés appelés « stationnaires », au nombre de deux par poste. Les messages sont lus à l’aide de lunettes. Les lignes Paris-Brest, Avranches-Nantes et Cherbourg-Avranches traversent la Manche d’est en ouest et du nord au sud et font alors d’Avranches un centre de télégraphie. « Le directeur du télégraphe a seul le secret des dépêches ; il est l’intermédiaire entre les ministres et les autorités supérieures de la ville. Il faut, lorsque le temps est favorable, 3 min 56 s pour qu’un signal parti de Cherbourg arrive à Paris. »

Route du Télégraphe


Église Saint-Martin +++
L’édifice est construit vers le milieu du 13e siècle. L’église se compose d’une nef unique, d’une chapelle nord, d’une croisée et d’un chœur terminé par un chevet plat. Elle est surmontée d’un clocher entre nef et chœur (14e s). L’église abrite diverses pièces classées au titre objet aux monuments historiques dont des fonts baptismaux (xvie siècle), une chaire à prêcher (xviiie siècle), un maître-autel et tabernacle (xviiie siècle). L’église est inscrite aux monuments historiques.

Saint-Sauveur-la-Pommeraye +++++

Église Saint-Sauveur  ++++/+
12e / 17e / 18e. L’église, dans sa forme actuelle, a été façonnée aux 17e et 18e siècles. Sur les murs subsistent des peintures d’origine. Le clocher datant de 1771, est constitué de trois étages. Les jonctions entre les étages sont facilement identifiables de l’extérieur. Le beffroi est percé de fenêtres et sur le haut du clocher se trouve une croix en métal forgé. Trois nouvelles cloches sonr achetées en 1926. Mobilier : Le mobilier en bois massif est omniprésent : autel, chaire, tabernacle, prédelle, retable, estrade, panneaux, statues, croix, sculptures et la fausse-voûte lambrissée, en anse de panier, qui date de 1882. Des vitraux livrés par la fabrique Houssard, d’Avranches, ornent et éclairent la nef. Un vitrail représente l’archange saint Michel et le mont Saint-Michel.


Chapelle Notre-Dame-de-Bonsecours +++++
La construction de cette chapelle au 19e siècle est née de plusieurs légendes. Une source, découverte au 18e siècle au milieu d’un champ, aurait eu des vertus de guérison. Un bénéficiaire de ce miracle divin plaça une statue de la Vierge Notre-Dame de Bonsecours dans le creux d’un arbre au pied duquel était la source. La présence de la Vierge ne tarda pas à faire parler d’elle : la foudre tomba à quelques mètres de l’arbre sous lequel deux enfants s’étaient réfugiés. Au cours du 19e, le vieil arbre (tombé ou abattu, nul ne le sait) fut remplacé par une petite chapelle, érigée pour abriter la vierge. Le propriétaire du terrain sur lequel se trouvait la chapelle s’étant plaint, le maire de l’époque (fin du 19e siècle) décida la construction d’une nouvelle chapelle au bord de la route et c’est celle-là qui subsiste aujourdh’hui.
hameau de l’Aumondière. Croisement de la route de la chapelle et du chemin de la Gaudière

Oratoire de l’Aumondière

Grotte à la Vierge +++++
1936
route du Tournebride

Saint-Jean-des-Champs ++++++

La Sanguinière

Vallon du Thar

Château du Pont-Roger +++/+
reconstruit en 1691, inscrit au titre des monuments historiques (IMH). Un premier château construit au 12e siècle a brûlé. Il était sur l’emplacement de la motte du manoir de Saint-Jean-des-Champs, d’où les Lamotte de Pont-Roger ont tiré leur nom. Cette famille donne un défenseur au Mont Saint-Michel au 15e siècle, il y était avec un membre de la famille de Bricqueville. Pancrace de la Motte fait construire le château actuel en 1691. François-Claude de Bricqueville, propriétaire du château sous la Révolution, doit émigrer en Angleterre ; à son retour en avril 1796, il découvre sa femme dansant avec les républicains; arrêté un peu plus tard, il est fusillé à Coutances. La grille imposante et la porte d’honneur en annoncent la grandeur, deux pavillons accueillent, l’un la conciergerie, l’autre la chapelle. De facture très classique, il est de style Louis XIV avec un toit à la Mansart. La ferme du Pont-Roger, construite au 15e, est attenante; elle est composée de deux corps de bâtiment en équerre (l’un d’eux doté de deux tours) et d’une grange monumentale. Le château du Pont-Roger est inscrit au titre des monuments historiques. Les façades et toitures du château, des deux pavillons d’entrée et du bâtiment sud des communs avec ses deux tours sont protégées ainsi que le portail d’entrée avec sa grille.


Écomusée du cidre 
ferme de l’Hermitière exploitant 6 000 pommiers. Produit cidre, calvados et pommeau. Elle propose visites techniques et dégustations. La ferme produit du cidre bouché, du calvados, du pommeau de Normandie, du jus de pomme, de la gelée de pomme et du confit de cidre. Les produits de la ferme de l’Hermitière ont été récompensés par le label « Manche Terroirs » pour leur qualité. La ferme abrite également l’écomusée du cidre et de la ferme. Elle est titulaire du label Normandie qualité tourisme (au 1er mars 2015). La ferme de l’Hermitière produit du cidre depuis 1785, et à cette époque, le cidre était « la boisson » des paysans. La tradition et le savoir sur la production de cidre s’est perpétré depuis six générations. À partir des années 1950, la ferme augmente sa production et le volume des ventes mais l’arrivée des grandes surfaces dans les années 1960 ralentissent cette tendance. Pour contrer la baisse des ventes, un nouveau type de cidre est créé : le « cru de l’Hermitière ». La production de calvados est aussi une voie de diversification choisie par la ferme. En 1984, Jean-Luc Coulombier reprend la ferme familiale. À cette époque, la ferme produit du lait et du cidre. Mais en 1986, le troupeau laitier est vendu et la production de cidre devient la priorité. Jean-Luc Coulombier reçoit la médaille de bronze du tourisme en 1998 décernée par le ministre du Tourisme, ainsi que le Grand prix de la Fondation du cidre en 2003 au cours d’une cérémonie officielle à Gijon (Espagne) présidée par le président des Asturies. Le ministre de l’Agriculture Hervé Gaymard le nomme au rang de chevalier du Mérite agricole en 2004.


Église de Saint-Léger  ++++++
Sa construction s’étale du 12e au 18e siècles. Édouard Le Héricher la décrit ainsi au 19e siècle: « L’église est située à mi-côte d’un versant du bassin du Thar, et, de son clocher, la vue se promène sur sa vallée humide et boisée où s’élève, au milieu d’une ellipse de rivières et de coteaux, la belle tour de l’abbaye de la Luzerne qui fait rêver au calme et au bien être des monastères. […] elle renferme trois joyaux d’artiste et d’antiquaire, ses fonts, son dais et sa passion. » . L’intérieur du chevet est orné de peintures murales datées du 13e siècle, signalées en 1965 par l’abbé Marcel Lelégard et redécouvertes en 1992-1993 lors de travaux de restauration du retable majeur. Elle est inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques. Mobilier : Fonts baptismaux en calcaire présentant des traces de polychromie. Le pied et la cuve de forme octogonale sont décorés. Datant du 15e ou 16e siècle, ils sont classés au titre d’objet monument historique, Petit crucifix en bois polychrome datant du premier quart du 15e siècle, classé aux monuments historiques, Plaque commémorative faisant office de monument aux morts.


Église Saint-Ursin  ++++++
12e/17e/18e. L’if millénaire de l’église de Saint-Ursin, âgé peut-être de douze siècles, avec une circonférence de plus de 12 mètres, a été labellisé « arbre remarquable » en mai 2000. Son vieux portail atteste son origine romane ainsi que ses deux contreforts plats. De plan rectangulaire, son clocher en bâtière s’élève entre la nef et le chœur. La sacristie est construite dans le prolongement du chœur. Le clocher fut construit en 1762. Le chœur, commencé en 1777, est achevé en 1830. Une petite porte située au Nord présente un linteau sur lequel est un nom gravé à l’envers : Gautier. Face au porche de l’église se dresse un if millénaire labellisé arbre remarquable de France en l’an 2000. Il a la particularité d’avoir développé des racines adventives, on peut se tenir au creux de son tronc. Amputé d’une grosse branche par une tempête en février 1990, il connait depuis un regain de vitalité. Mobilier : Le tabernacle, le retable du maître-autel et le tableau représentant le baptême de saint Augustin par saint Ambroise sont classés aux monuments historiques au titre d’objet. Le retable de style Louis XV fait mur de refend et délimite la sacristie. Sa toile provient de l’abbaye de la Lucerne. 12 verrières (figurées, décoratives) datent de 1922 : saint Louis, Notre-Dame de Lourdes, saint Gaud, saint Clair, saint soldat romain, portraits de soldats, sainte Jeanne d’Arc, saint Ursin, justice de saint Louis roi. Les fonts baptismaux en granit sont de forme octogonale et datent du 14e siècle. Les statues de saint Clair et saint Ursin se trouvent dans la chapelle Nord. Saint Ursin fait l’objet de vénération car il compte au nombre des saints guérisseurs de la Manche. Il est réputé dans cette église pour guérir les enfants des convulsions liées aux vers intestinaux. Une grande perque (ou poutre de glore) se trouve à mi-longueur du chœur. La pierre tombale de Jean Eustache Le Mercier, décédé en 1733, seigneur patron de Granville, Saint-Ursin et Saint-Léger est visible dans l’église.

Église Saint-Jean-Baptiste  +++++
fin 19e reconstruite suite à un incendie en 1869. L’ancienne église présentait un pan d’opus spicatum attestant son édification dès le 12e ou 13 e siècle, elle était sous le patronage du Mont-Saint-Michel. Elle fut détruite par un incendie en 1869. La première pierre de la nouvelle église est posée le 24 avril 1874. Mobilier : L’édifice abrite une statue de Notre-Dame de la Salette assise, dans une attitude éplorée, le visage dans les mains ; elle est datée de 1916. Les verrières figurées sont de Mauméjean, comme la peinture murale du fond du chœur figurant la Trinité en associant mosaïque et peinture, dans un style byzantin.

Anctoville-sur-Boscq +++++

Rives du Boscq

Manoir d’Anctoville-sur-Boscq
18e s.

Église Saint-Martin +++++
des xviie, xviiie – xxe siècles, qui a conservé son style d’origine romane. Elle abrite deux verrières du xiiie : la Charité et l’ordination de saint Martin, une statue de saint Jean l’Évangéliste (xiiie) et un aigle-lutrin du xviiie, œuvres classées au titre objet aux monuments historiques. Sont conservés également une Vierge à l’Enfant du xve, une paire de chandeliers (xviie) et une chaire à prêcher (xviiie).


croix de cimetière 
xviiie siècle.

Croix de chemin
xviiie siècle

route de Coudeville
 

Longueville ++++

Château 
17e/19e s. On y accède par une avenue de peupliers. Il est entouré d’un grand parc arboré, complété par un étang. Il abrite un remarquable pigeonnier, inscrit aux Monuments historiques.

La Coquerie
jardin privé. Il est créé en 1998 sur l’emplacement d’un ancien manoir du début du 19e siècle qui appartenait à des armateurs de Granville, la famille Girard des Prairies. Un acte notarié de 1870 fait déjà état à cet endroit d’un jardin anglais et d’un parc avec arbres exotiques. Le manoir est détruit par incendie en 1904 ; le jardin est propriété des beaux parents de Jean-Claude Boissel depuis 1917. En pratique : Ouverture :de mai à fin septembre sur rendez-vous ou libre et quelques week-ends par an. Tarifs : payant au profit de la recherche contre le cancer. Visites guidées : 1 h, uniquement sur rendez-vous.
259, chemin du Paradis 50290 Longueville

Ruines du château de Du Guesclin
près de la Coquerie. Ses armoiries ornent les cheminées de granit, mais il n’est pas avéré qu’il en ait été propriétaire.

Église Saint-Pierre  ++++
15e/18e s. Elle pourrait avoir été construite au XIVe siècle sur les ruines d’un édifice cité en 1158. Renault en fait cette description en 1854 : « L’église ne présente pas d’intérêt. La partie la plus ancienne est du XVe siècle. C’est à cette époque qu’appartiennent les petites chapelles et la tour, placée entre chœur et nef, que termine un petit toit à double égout. La nef et le chœur dont le mur absidal est droit, ont été voûtés en bois en l’année 1774. Les fenêtres du chœur, qui sont rondes, et celles de la nef, carrées, sont aussi de la deuxième moitié du XVIIIe siècle ». À la Révolution, « le sanctuaire fut profané et les saints qui ornaient le maître-autel furent vendus. Ce fut un meunier nommé Leroulley, qui les acheta et les revendit quelque temps après à la nouvelle municipalité. Deux cloches furent descendues de la tour et envoyées au district pour fabriquer des canons. ». En 1905, on procède à la restauration de la nef selon le projet de Louis Cornille, architecte d’Avranches et on y place sept verrières de Mazuet, peintre à Bayeux. Mobilier : La nef avec sa voûte en bois conduit à un retable baroque remarquable encadré par les statues de saint Paul et de saint Pierre. À noter en haut de la nef un tableau représentant l’Annonciation datant du XVIIIe siècle, restauré en 2015. Il s’agit d’une peinture à l’huile sur toile, inspirée d’un tableau de la chapelle de Meudon réalisé par Antoine Coypel en 1702, aujourd’hui disparu. Parmi les nombreuses verrières éclairant l’édifice, on en remarque une, don de l’abbé Mary de Longueville, rendant hommage « aux braves défenseurs de l’église et de la patrie » durant la Guerre franco-prussienne de 1870.


Croix de chemin

Stèle à la mémoire de Richard D. Taggart
pilote américain abattu le 30 juillet 1944

Yquelon ++++++

Rives du Bosq

Grange dîmière
12e-13e siècles

Puits surmonté d’un moine +++++
témoin du passage des miquelots en route vers Le Mont-Saint-Michel. Le nom de « michelot » est donné aux pèlerins [2]. La tendance aujourd’hui est de lui préférer le nom de « miquelot ». « Sur les 2,5 millions de visiteurs annuels, le sanctuaire du Mont-Saint-Michel ne recense que 700 à 800 pèlerins qui, chaque année, demandent à loger sur le Mont ou font tamponner leur « carnet du miquelot »

Église Saint-Pair ++++++
L’édifice date des XIIe et XVIIe siècles : la nef et le chœur sont de la seconde moitié du XIIe siècle ; deux importantes campagnes de réaménagement effectuées aux XVIIe et XIXe siècles ont modifié l’intérieur et les baies. La construction de la sacristie au XIXe siècle a permis de retrouver un gisant du XIIe siècle, déposé depuis dans l’enfeu de la nef. L’église d’Yquelon abrite notamment : le gisant d’un seigneur d’Yquelon fondateur de l’église (XIIe s.), une statue (pierre calcaire, XIVe s.) de sainte Catherine, retrouvée en 1885 dans le cimetière, une sépulture datant de 953 découverte durant la campagne de travaux de 2017-2021, une toile de 1743 signée Bichue, représentant sainte Catherine d’Alexandrie couronnée par un ange classée à titre d’objets aux Monuments historiques, un calice du XVIIIe siècle, également classé, le tableau signé L.Lair 1844, copie d’après un tableau de Murillo (musée du Louvre, Paris) : sur le maître-autel, une plaque à la mémoire des soldats de la paroisse morts pour la patrie lors de la Première Guerre mondiale. L’église est éclairée par des verrières des XIXe et XXe siècles, certaines signées Lorin.

Donville-les-Bains ++++++

Pointe du Lude ++++++
La Pointe du Lude est un petit cap de la Manche situé à la limite de Granville et de Donville-les-Bains. Marquant la limite entre la plage du Plat-Gousset de Granville et la plage de Donville, elle est située sous le cimetière Notre-Dame. Elle est englobée dans les falaises de Donville. Un espace pique-nique est aménagé au sommet. On y accède par le GR 223.

48.84525474273981, -1.5912721422858314 (parking au coordonnées GPS juste sur la pointe)



Plage de Donville ++++++
Il existe des traces de trois anciennes pêcheries en pierres, visibles à marée basse. Leur origine remonte au XIIe siècle. Seules sont autorisées les constructions de bouchots, ces grands pieux de chêne ou châtaignier disposés en alignements de 50 à 100 mètres de long pour l’élevage des moules. De nouvelles cabines de bain posées sur la digue sont mises en location par la commune ou appartiennent à des propriétaires. Piscine de mer sur la plage (retenue d’eau)


Falaises de Donville ++++++
Hautes d’une trentaine de mètres, couvrant un hectare entre le chemin des Falaises (devenu rue de la Douane), la mer et la descente à la plage de Donville, elles prolongent les falaises de Granville au nord de la pointe du Lude. Elles sont « constituées de schistes métamorphisés et de grès intercalés d’un conglomérat (poudingue de Granville) » et sujettes à l’érosion et aux effondrements. De leur sommet, on a une très belle vue sur la pointe du Roc de Granville, les îles Chausey et la côte des Havres.

Pêcherie des Moines

Château du Pont-au-Rat
18e s.

Château d’eau
proéminent et décoré d’une fresque marine représentant la bisquine La Granvillaise à Chausey.

La Pierre Aiguë
menhir ou jalon militaire. La Pierre Aigüe. Visible depuis la route de Longueville, cette pierre, située dans une propriété privée, dont la pointe a la forme d’un fer de lance, est le monument remarquable le plus ancien de la commune. Plusieurs hypothèses ont été avancées à son sujet. Il pourrait s’agir d’un menhir ou bien d’une ancienne borne milliaire, à moins tout simplement qu’elle ne doive sa forme au hasard et à l’érosion.

visible depuis la route de Longueville


Plan d’eau de la Pierre-Aiguë
sur l’emplacement d’une ancienne carrière

Rives du Boscq

Fontaine Saint-Clair
Selon la tradition, saint Clair y serait venu prier.

à proximité de l’église Saint-Clair


Église Saint-Clair +++++ (pour la fontaine)
L’église est construite au XIIIe siècle, voire au siècle précédent, au pied d’une falaise. Elle est bâtie sur l’emplacement d’une villa gallo-romaine édifiée entre les Ier et IIIe siècles et dont, en 1972, on a retrouvé des vestiges (amphores, murs en briques…) dans le cimetière. Placée sous le patronage de saint Clair, elle est élevée sur les fondations d’un monastère qu’il aurait fondé en 880. Elle est orientée sud-est nord-ouest. Sous la Révolution, elle est dépouillée, son clocher s’écroule, ses cloches se brisent. Elle est agrandie et reconstruite à partir de 1829.Abandonnée sans être désacralisée, elle est restaurée par la municipalité en 1998 pour abriter des manifestations cultuelles et culturelles. À proximité de l’église, se situe la fontaine Saint-Clair, où le moine serait venu prier. L’église Saint-Clair abrite notamment : quatre verrières à personnages de l’atelier du peintre-verrier Duhamel-Marette, datant de 1883 représentent saint Pierre, saint Augustin à l’étude, saint Michel terrassant le démon ( d’après le grand saint Michel de Raphaël exposé au Louvre) et sainte Emérentienne. Elles sont inscrites à l’inventaire général du patrimoine culturel, une statue de sainte Emérentienne, un retable du 18e siècle, des bancs sculptés de motifs géométriques, un lutrin en bois sculpté et doré


Église Notre-Dame-de-Lourdes ++++++
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la population de Donville-les-Bains augmente considérablement, la petite église Saint-Clair ne peut plus accueillir tous les paroissiens. Les habitants décident de faire édifier un nouveau lieu de culte. La première pierre est posée le 5 août 1958. L’église est consacrée en 1959. Le campanile est édifié en 1996 ; il abrite un carillon de six cloches réalisé par l’entreprise Biard-Roy de Villedieu-les-Poêles. En 2006, grâce à une souscription, l’association « Orgue en région granvillaise » achète un orgue construit pour un particulier. La bénédiction de l’orgue a lieu le 29 juin 2008. En 2022, la paroisse et le diocèse font restaurer le campanile par l’entreprise Vigot de Bréhal : bardage en aluminium pour la partie basse et ardoises pour la partie haute. Mobilier : Les fonts baptismaux, pupitre, tabernacle et armoire aux saintes huiles sont l’œuvre de Dominique Kaeppelin, artiste plasticien. Le bas-relief de l’Assomption est de Philippe Kaeppelin père de Dominique. La statue « Notre-Dame de la Paix » est d’Étienne Rebuffet. La grande croix peinte par (Michel?) Larivière symbolise l’humanité en marche vers Dieu. Le crucifix en bois décapé (19e siècle) provient de l’église Saint-Clair.

48.84884910304165, -1.5766696054019669 (grand parking derrière l’égise)


Oratoire

Croix de cimetière
xviie siècle

calvaire 
xixe siècle

Saint-Planchers ++++/+

Fours à pain de la Moinerie et du Moncel
17e s.

Granges à dîmes de la Table
17e s.

Rives de la Lesque et de l’Oiselière

Prieuré de l’Oiselière 
16e, inscrit à l’Inventaire des monuments historiques (IMH). Niché dans un vallon en bordure du cours d’eau qui porte son nom, entouré de ses murs fortifiés et de ses douves, il a une histoire qui remonte au 11e siècle. Dépendant des abbés du Mont Saint Michel, il est le lieu où ils organisent l’exploitation du domaine et des bois et la collecte des taxes. Ils y rendent aussi la justice seigneuriale locale. Sa restauration commence en 1989 date à laquelle il est inscrit au titre des Monuments historiques. C’est aujourd’hui une propriété privée qui n’est pas ouverte à la visite.

Église Saint-Pancrace ++++/+
Dédiée à saint Pancrace, ce jeune romain mort en martyr à Rome en 304 à l’âge de 14 ans. Il s’agit d’un édifice d’origine romane datant de la fin du 11e-début 12e siècle. Sa maçonnerie présente deux éléments en arêtes de poisson (opus spicatum) de part et d’autre du porche et dans la nef. L’ensemble de l’édifice est fait de schiste ; seuls les contours des baies et des portes sont en granit. De nombreux remaniements ont jalonné la vie de cette église au cours des siècles comme bon nombre d’édifices religieux de la région. L’église se trouve sur le chemin des miquelots venant de Coutances et se rendant au Mont-Saint-Michel. Deux baies ogivales de style gothique datant du 14e siècle sont surmontées d’une croix. Une des portes de l’église, le porche et la partie inférieure de la tour datent de la fin du 15e – début du 16e comme les autres baies. Le haut du clocher en bâtière fut construit au 19e lors du remplacement de l’ancienne cloche du 16e par les trois cloches actuelles. L’ensemble est surmonté d’une croix et d’un coq. L’église de Saint-Planchers abrite des éléments protégés comme monuments historiques au titre d’objet : le maître-autel et son retable avec le tableau de L’Adoration des bergers, son tabernacle et les portes de la sacristie (18es.), classé ; les deux autels latéraux et leurs retables, avec les tableaux La Donation du Rosaire (au sud) et Le Christ en croix (au nord), la chaire à prêcher, la poutre de gloire et la statue de saint Sébastien du 18e , classés ; l’autel du collatéral nord du chœur, son degré, son gradin, son tabernacle et la statuette de saint Joseph et l’enfant Jésus ; ensemble daté de la fin du 18e siècle, excepté le tabernacle qui est du 17e ; une Vierge à l’enfant du XIVe siècle, peinte au 19e, classée ; les statues de saint Pancrace, vêtu en soldat romain (19e) IMH, saint Gaud en habit d’évêque de 1889, saint Jean-Baptiste et l’agneau (19e s.), sainte Marguerite sortant du dragon (ou peut-être sainte Marthe) en pierre du 15e/16e siècle, sainte Marie-Madeleine en pierre du 16e, un tableau de la Sainte Famille (19e s.), copie d’un tableau du 18e ayant appartenu à l’abbaye de La Lucerne, les fonts baptismaux et leur couvercle bombé surmonté d’un globe et d’une croix, du 19e. Des dalles funéraires sont visibles sont le porche.


Chapelle Saint-Jacques

Saint-Aubin-des-Préaux +++

Rives du Thar et de l’Oiselière

Moulin de la Vallée

Pierre Taillebot ( ou Caillebote ?)
bloc erratique situé au Vau de la Roche, c’est un bloc d’arkose (sorte de grès) d’environ 25 m de circonférence et 4 m de haut

Église Saint-Aubin +++
L’église romane, est construite au 11e siècle quand les moines du Mont-Saint-Michel ont fait du lieu une paroisse dédiée à saint Aubin. Le chœur est du 18e siècle. Son clocher en bâtière est gothique. Sa situation géographique fait du clocher le point le plus élevé de la région, visible à plusieurs milles en mer. Jusqu’en 1888, année de la mise en service du phare de la pointe du Roc, c’était le point de repère des marins. L’église est inscrite à l’Inventaire des monuments historiques. L’église abrite une statue en calcaire polychrome de la Vierge à l’enfant du 14e siècle classée monument historique au titre d’objet. Le retable du 18e siècle a perdu son tableau central remplacé en 1880 par la statue du Sacré-Coeur, les bancs datent de 1904. Le retable semble avoir été fait pour accueillir des reliques apportées de Rome, en 1732, par un Jésuite originaire de Saint-Aubin. Les deux portes de la sacristie sont ornées en leur fronton de toiles représentant les martyrs de saint Étienne et de sainte Apolline.

Saint-Pierre-Langers +++

Vallon du Thar

Château 
17e. Le château actuel remplace le château de Saint-Pierre détruit pendant la guerre de Cent Ans, vers 1440. Dans le parc trône encore un vénérable Chêne aux Plaids sous lequel le seigneur de Saint-Pierre-Langers rendait la justice et prélevait les impôts
Juste à côté de l’église (visible)

Jardin du Clos Millet

aux Rochers, route de La Haye-Pesnel


Église Saint-Pierre +++
Datant sans doute de la fin du XIe siècle, l’église de Saint-Pierre-Langers avait encore un portail roman en 1820, remplacé ensuite par une porte qui dévore une partie de la fenêtre supérieure. De l’époque romane, restent des vestiges au nord : la corniche de la nef, un contrefort et une porte. La tour, avec son clocher en bâtière, probablement construite avec la chapelle nord pour former transept, doit dater du XVIIe siècle. La tribune haute de la tour communique par une arcade avec la nef ; elle était réservée au seigneur présentateur et à sa famille. L’église de Saint-Pierre-Langers abrite des éléments inscrits monument historique au titre d’objet : maître-autel, et son retable couronné d’une gloire (triangle trinitaire) du 18e s., chaire à prêcher de 1759, poutre de gloire du XIXe, tableau Christ en croix de 1868, d’Edouard Krug (1829-1901), copie d’une œuvre de Diego Velasquez. Les fonts baptismaux sont une lourde cuve carrée portée par cinq colonnettes grossières.[2] L’édifice est éclairé par des verrières signées par Charles Lorin et Rault (de Rennes) vers 1929.

Saint-Pair-sur-Mer ++++++

Kairon-Plage (Saint-Pair-sur-Mer)     ++++++
Située entre la plage de Jullouville et l’embouchure du Thar, c’est une plage de sable fin, bordée par un enrochement sur lequel est aménagée une promenade piétonne. C’est sous l’impulsion de l’association de défense contre la mer, basée à Kairon, que la construction de la digue, d’une longueur de 1 450 m débute en 1981 pour avancer de 150 m par an pendant dix ans. C’est un endroit connu pour la pêche aux coques.

Plage de Saint-Pair-sur-Mer     ++++++
C’est une plage de sable orientée plein ouest, s’étendant entre la plage de Jullouville au sud et le plage de Saint-Nicolas de Granville au nord. La mer se retirant très loin, on y pratique la pêche à pied à marée basse : coques, palourdes, couteaux, huîtres sauvages, crevettes grises et bouquets peuvent être ramassés en respectant les tailles minimales et quantités maximales. Elle se répartit en quatre zones, du nord au sud : la plage du casino, au sud de la Saigue. Elle est bordée par la digue promenade du Soleil-Couchant, donnant accès au casino. Elle est surveillée en été avec poste de secours. Elle dispose d’une piscine d’eau de mer qui apparaît à marée basse. Il est possible d’y louer des cabines de bain. la plage de la Grâce-de-Dieu, près de la fontaine Saint-Gaud, sans autre équipement qu’une cale de mise à l’eau. la plage de l’embouchure du Thar, lieu de pratique du cerf-volant les jours de vent. Parking et minigolf à proximité. Kairon-Plage

Château de Saint-Pair
Il est construit à la fin du XVIIIe siècle à l’emplacement d’une ferme fortifiée, non loin de vieilles ruines. Nicolas Jean Barthélémy Yset , maire de Granville de 1778 à 1783 et armateur de 1769 à 1793 en est vraisemblablement le constructeur. Le château est occupé par les Allemands durant la Seconde Guerre mondiale et des Américains campent dans le parc en 1944. En 1958, Gustavie Aliset de Maisières vend le château à la ville de Saint-Lô qui projette d’en faire une colonie de vacances, le projet n’aboutira pas. En 1967, sur saisie immobilière et adjudication, le château est vendu à M. et Mme Ewald-Avall qui procèdent à sa restauration ; leur fille cède le château en 2018 à M. et Mme Keshvadi qui installent des chambres d’hôtes.

Manoir de Gastigny 
XVIe/XIXe

Manoir de Lezeaux

Villas balnéaires
La Croisette, le Chalet des Pins, Les Iris…

Monastère du Carmel
En 1894, le carmel de Coutances atteint son effectif maximum avec vingt-et-une religieuses. L’une d’entre elles, Mère Marguerite de Jésus (Léonie Bouzeran), ancienne receveuse des postes originaire de Bréhal est désignée fondatrice du monastère de Carmélites déchaussées de Saint-Pair. Elle arrive dans la commune avec quatre autres religieuses le 21 septembre 1894. Après une grand-messe à l’église Saint-Paterne, une procession les conduit à la villa Sainte-Anne qui deviendra le Castel Blanc. Les religieuses investissent le monastère, en cours de construction, le 11 juin 1896. L’aide financière de sœur Thérèse-de-Jésus (Pauline Reynolds) permet l’achèvement de la chapelle en 1900. La loi de séparation des Églises et de l’État de 1905 contraint les carmélites à l’exil à Jersey. En 1909, le carmel devient alors une colonie de vacances pour les pupilles de la Nation avant de servir d’asile pour personnes déficientes en 1918. Les carmélites reviennent en 1920. La communauté compte ensuite une vingtaine de religieuses investies dans la vie méditative et des activités manuelles sur leur domaine de trois hectares. Dans les années 1950, des scouts, séminaristes et grands élèves de l’Institut Notre-Dame d’Avranches construisent le mur d’enceinte sous la direction de Gustave Lebrecq, maçon de Saint-Pair et de l’abbé Niobey alors séminariste. Encore une dizaine en 2002, les religieuses ne sont plus que trois en 2018. Le magasin est fermé en septembre et les sœurs quittent Saint-Pair en novembre. La société Immo-Invest signe, avec les Amis du Carmel, un compromis de vente de l’ensemble pour 2,2 millions d’euros. La commune fait jouer son droit de préemption sur l’achat des 2000 m² du cloître et des trois hectares de terrain pour y faire un pôle culturel et social ainsi que des logements. Immo-Invest propose de rétrocéder le monastère, le cloître et le jardin monastique à la commune pour un euro symbolique. Uniquement sur visites organisées

Église Saint-Paterne    ++++++
Au 6e siècle, Paterne et Scubilion, deux ermites évangélisateurs originaires du Poitou, fondent un monastère à l’emplacement de l’actuelle église. Vers 1022-1026, Richard II, duc de Normandie, donne l’église de Saint-Pair à l’abbaye du Mont-Saint-Michel. Les moines reconstruisent l’édifice au début du 12e siècle. On dote l’église d’une tour coiffée d’une flèche octogonale en pierre, entre la nef et le chœur. En 1131, lors de cette construction, on découvre miraculeusement le sarcophage de saint Gaud. Cette découverte est à l’origine d’un pèlerinage qui attire encore aujourd’hui les fidèles. Au milieu du 19e siècle, on détruit une partie du mur nord du chœur pour accéder à la chapelle Saint-Gaud, consacrée en 1853. Pour agrandir l’église, la nef romane est rasée entre 1880 et 1881, on en construit une plus grande ainsi qu’un transept. Le 5 juillet 1877, la première pierre de la nouvelle église, bénite à Rome par le pape Pie IX, est posée. Lors de tous ces travaux, en 1875, l’abbé Baudry découvre sous le chœur les fondations de l’oratoire du 6e siècle. Quatre sarcophages sont mis au jour et attribués aux saints Pair, Scubilion, Senier et Aroaste ; ils rejoignent celui de saint Gaud. La nouvelle église est consacrée en août 1888. L’église est inscrite à l’Inventaire des monuments historiques (IMH). Le clocher compte deux niveaux romans, ornés d’abord de deux arcatures aveugles par face, puis d’une grande baie géminée inscrite dans un arc en plein cintre. La flèche, frappée par la foudre en 1729 et à la fin du 19e siècle, garde une réelle élégance. Très élancée, elle est encadrée à sa base de quatre clochetons. La tour repose sur quatre piles en granite de Chausey, visibles à l’intérieur de l’église. Une ligne de dallages marque sur le sol du chœur l’emplacement du premier oratoire que construisirent Pair et Scubilion au début du 6e siècle. Le chœur et la tour actuels ont été édifiés au 12e siècle. Le chœur de l’église contient les gisants jumeaux (15e siècle) de saint Pair, évêque d’Avranches, et de saint Scubilion, abbé de Maudane, qui moururent le même jour. L’église abrite aussi les gisants du 19e siècle de Saint Aroaste « auxiliaire » de saint Pair et de saint Senier. Le corps de saint Gaud, évêque d’Évreux, mort en 491 à Scissy, repose dans une belle châsse en sa chapelle du 19e siècle. Le transept, la nef, la chapelle septentrionale et l’abside du chœur sont reconstruits en 1881. L’église recèle un ensemble de mosaïques réalisées par la Maison Auguste Guilbert-Martin à deux périodes. La première, à motif de pampres et roseaux sur fond or en 1919-1920, sert de fond à la statue du Sacré-Cœur, la seconde date de 1930 et représente des anges entourant la tête de Dieu. En 2015, la municipalité fait restaurer la mosaïque et le chœur sous la direction de François Pougheol, architecte du patrimoine de Caen.


Église Saint-Laurent de Kairon (Saint-Pair-sur-Mer)    ++++
Avant la Révolution, l’abbaye du Mont-Saint-Michel dispose à Kairon d’une maison de convalescence pour les religieux infirmes ou âgés. La chapelle de cette maison s’appelle alors « Notre Dame du Petit Monastère » et sert d’église paroissiale aux populations avoisinantes. En 1802, à la restauration du culte, la chapelle est conservée comme chapelle vicariale de Saint-Pair. En 2013, des élèves du lycée La Roquelle de Coutances et Mickaël Lerdu, artisan graveur à Saint-Pair réalisent un cadran solaire, installé sur la chapelle sud de d’édifice. En septembre-octobre 2015, l’entreprise Biard-Roy intervient sur le clocher et le coq est restauré chez un dinandier de Villedieu-les-Poêles. L’église Saint-Laurent recèle notamment un Christ en croix du 17e siècle, restauré par l’atelier Frédéric Rouchet de Granville et, parmi ses nombreux vitraux offerts par des paroissiens, un vitrail en hommage aux poilus de la Première Guerre mondiale. Vers le 15 août 2019, un voleur dérobe une statue en bois datant du 17e siècle incrustée dans le retable restauré quelques années plus tôt (celle de gauche sous le Christ en Croix).

Chapelle de Kairon

Chapelle Sainte-Anne    ++++/+
Dédiée au culte de sainte Anne, elle remplace un ancien oratoire. Elle est reconstruite après la guerre de Cent Ans (1337-1453) grâce à des indulgences promises à ceux qui contribueraient à sa restauration. À la fin du 19e siècle, malgré le mauvais état de l’édifice, les marins y font célébrer des messes tout au long de l’année. Le jour de la Sainte-Anne, le 26 juillet, la foule venait assister à la messe célébrée par plusieurs prêtres. En 1934, sous l’impulsion du curé Pinel, la chapelle subit quelques transformations : on remplace une porte latérale par une troisième fenêtre ogivale, le portail est surélevé, la chapelle couverte de tuiles patinées. L’autel de bois est remplacé par un autel réalisé avec les pierres et colonnes du vieux portail. Aujourd’hui, la chapelle est un lieu dédié à de nombreuses expositions d’artistes ou créateurs (peintres, sculpteurs, photographes…)


Fontaine Saint-Gaud    +++++
La source aurait été découverte au VIe siècle par les moines Pair et Scubilion venus évangéliser la population. Selon le chanoine Émile-Aubert Pigeon, la première abbaye fondée là par saint Pair est constituée de cavernes près de l’embouchure du Thar, où « l’eau potable manquait souvent, car ils n’avaient que l’onde saumâtre du petit fleuve. […]. Pour avoir une boisson plus saine, saint Pair fit jaillir une source d’eau pure du sein des sables, et cette fontaine est tout ce qui nous reste de cette abbaye primitive. ». Plus tard, elle est attribuée à saint Gaud après la découverte de son tombeau en 1131 dans l’église de Saint-Pair. Saint Gaud connu comme « guérissant de tous les maux », on attribue à l’eau de la source des vertus pour guérir bien des maladies. Elle est un temps commercialisée en eau de table naturelle, jusqu’à ce qu’elle se révèle impropre à la consommation vers 1960. En 2003, la municipalité entame des démarches auprès du propriétaire du terrain pour réaménager la fontaine surmontée d’une croix et ses abords, mais il faut attendre 2018 pour que le nouveau propriétaire cède à la commune, pour un euro symbolique, une parcelle de 90 m2, rue de la Fontaine-Saint-Gaud, pour bâtir un nouvel édifice. Le chantier démarre en février 2020 sous la conduite d’Arnaud Paquin, architecte du patrimoine ; en mai, il ne reste plus qu’à mettre dans la niche qui lui est réservée la statue de saint Gaud offerte par Stéphane Gautier.

Au bord de la mer, rue de la fontaine Saint Gaud (peut-être sur un terrain privé ?????)

Jullouville ++++++

Pêcheries Banville ou Les Grands Bras

 

Lande tourbeuse des Cent vergées
La Lande tourbeuse des Cent Vergées est un espace naturel. Espace naturel sensible, on ne peut le voir qu’en visite organisée.

 

Plage de Jullouville     ++++++
et son panorama : de la plage, la vue s’étend de la Pointe du Roc à Granville jusqu’aux falaises de Carolles en passant par le cap Fréhel et la pointe du Grouin (Ille-et-Vilaine) et Chausey. Longue plage de sable fin, orientée plein ouest, s’étendant de Carolles-Plage à Kairon-Plage , elle peut se découper en trois zones, du sud au nord : « la plage de la cale des plaisanciers ». Près de l’école de voile et du cercle de voile, elle est surveillée en juillet-août depuis le poste de sauvetage. On peut assister au va-et-vient des vieux tracteurs qui tirent les bateaux à la mer. Les jours de vent, c’est le lieu de rendez-vous des kitesurfeurs. « la plage du casino », bordée par la digue-promenade François-Guimbaud (piétonne) qui surplombe des cabines de bain en cours de réaménagement. Du poste de secours, près de la résidence du casino, la plage est surveillée en juillet et août. Depuis la digue, on peut admirer un large panorama sur baie du Mont-Saint-Michel, les îles Chausey, Granville et la pointe du Roc. « la plage du Pont-Bl « 

 

Rives du Thar

 

Vallée des peintres
Vallée entaillée par le ruisseau du Crapeux, le Vallon Bouvet, ainsi nommé au 18e siècle, puis Ravin de la Trésorerie au 19e, devient la Vallée des Peintres au début du 20e, en hommage aux artistes qui y affluent. Vers 1840, les terres de la ferme de la Névourie, sur les flancs du vallon, sont exploitées en carrières de granite bleu. À partir de 1860, la commune voit arriver non seulement des estivants pressés de profiter de la plage et de s’adonner aux bains de mer, mais également nombre d’artistes, notamment des peintres, attirés par la beauté du site. En 1906, l’arrivée de la ligne de chemin de fer Granville-Avranches nécessite la construction d’un viaduc franchissant le Crapeux. L’ancienne voie de chemin de fer est maintenant chemin ombragé de randonnée emprunté par le GR 223. En raison de ses qualités paysagères, la vallée des peintres est inscrite parmi les sites protégés. Elle n’est plus entièrement accessible au public dès les années 1970.

 

Viaduc ferroviaire de la vallée des peintres

 

Château de la Mare    ++++/+
La construction du château de la Mare, décidée par une parente de Christian Dior, débute en 1896 et est achevée en 1907. L’édifice de trois étages de granit normand sans artifices particuliers, adopte un style éclectique. La demeure et le parc qui l’entoure sont acquis en mai 1933 pour 330 000 francs par la ville de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) afin d’y envoyer des colonies scolaires. Aussitôt, l’architecte municipal de Saint-Ouen, César-Auguste Mancel, résident secondaire au Pont Bleu à Kairon, dessine les plans de nouveaux bâtiments dont la réalisation débute l’année suivante : une infirmerie, près de l’avenue, et la colonie proprement dite, au bord de la mare de Bouillon. Parmi les premières colonies de vacances construites dans ce but propre, et seule à l’époque en Basse-Normandie, antérieure au vote de la loi instaurant les congés payés de 1936, la maison de Saint-Ouen reflète les aspirations hygiénistes des élus communistes de la banlieue parisienne à destination de la jeunesse. Cette doctrine hygiéniste se traduit également dans l’architecture des pièces vastes, aux fenêtres à grandes croisées sur deux niveaux. Empruntant les principes de l’architecture industrielle et aux modèles d’établissements hospitaliers héliothérapiques, Mancel conçoit une ossature et de large plateaux en béton armé, coiffés d’un toit en terrasse, avec des préaux couverts, percés de grandes baies vitrées à petits carreaux à ouverture horizontale à guillotine. La façade est garnie de granit pour le rez-de-chaussée et le rez-de-jardin, et de briques rouges et jaunes aux étages. Dès l’été 1934, 450 enfants viennent à Jullouville. Après l’agrandissement de l’infirmerie et l’adjonction de deux ailes à la colonie en 1937, 650 enfants sont accueillis sur le site. Le château est occupé par les Allemands durant la Seconde Guerre mondiale comme lieu de villégiature. Après le succès de la percée d’Avranches, le général Eisenhower, commandant en chef des forces alliées y installe à partir du 1er septembre 1944, le Supreme Headquarter Allied Expeditionnary Force (Sheaf). Les bâtiments sont affectés aux communications avec le commandement des troupes françaises situé à Granville et les forces terrestres, aériennes et navales engagées en Normandie, aux cantonnements des personnels féminins, aux réunions et aux mess. Pouvant abriter 1 500 hommes, ils se révèlent insuffisants pour les presque 400 officiers et 7 000 hommes cantonnés à Jullouville. Aussi, des baraquements sont installés à l’extérieur pour les bureaux, des tentes pour les officiers. Le général loge à la villa Montgomery de Saint-Jean-le-Thomas et dans une caravane à l’écart du château de Bouillon, jusqu’à l’installation du SHAEF à l’hôtel Trianon Palace à Versailles (Yvelines) fin septembre. À l’automne 1944, ses locaux de Coutances étant occupés par les services de la préfecture, l’école normale d’institutrices s’installe dans l’infirmerie de la colonie. En 1946, le service des Nations-Unies pour la Reconstruction s’y installe jusqu’en 1956. La colonie est reprise en 1945 par la ville de Saint-Ouen qui envoie aussitôt de nouveaux enfants. Également acquéreuse en 1961 d’un terrain à Saint-Pair-sur-Mer pour y ouvrir le camping « L’Étoile de Mer », la majorité communiste de Saint-Ouen, en poste jusqu’aux élections municipales de 2014, n’a pas souhaité se séparer de son centre de vacances car fortement attachée à Jullouville où les trois quarts de ses conseillers municipaux sont passés enfant ou adolescent. En 1982, l’aile droite des bâtiments annexes est fermée, les autres parties sont rénovées. Le château est restauré en 2001. En 2003, le centre de Jullouville a accueilli 8 253 Audoniens et 9 836 non Audoniens. Mais l’apparition de champignons xylophages, entre autres problèmes sanitaires, entraîne la fermeture d’une large partie de l’établissement en 2007, puis en totalité en 2011. L’ancienne infirmerie (la Sapinière), construite par l’architecte municipal de Saint-Ouen, César-Auguste Mancel, entre 1934 et 1937, est labellisée « Patrimoine du XXe siècle » en 2006, puis inscrite au titre des monuments historiques par arrêté. Les 3 et 4 août 2019, dans le cadre du 75e anniversaire du Débarquement, le parc accueille une reconstitution de camp militaire. Le 13 mars 2023, le conseil municipal de Jullouville mandate le maire Alain Brière pour continuer les discussions avec la commune de Saint-Ouen au sujet de l’acquisition de la colonie.

35 avenue de Kairon
 
 

Corps de garde     +++++++
restauré en 2022 

 
 

La Pierre du diable     +++++(pour la légende)
Il s’agit d’un menhir, qui a également porté les noms de « Pierre levée », « Menhir de Bouillon » ou encore « Pierre-au-Diable ». Il est constitué d’une pierre conoïdale de granit brun, profondément enterrée, d’environ trois mètres de haut et six de circonférence. Selon la légende, le diable était en train de construire le pont de Pontaubault (dit aussi le Pont du diable). Il se rendit à Chausey, sans se mouiller les pieds, pour aller y prendre un gros bloc de pierre. Sur le chemin du retour, il gravit le Pignon Butor près de la pointe de Carolles, mais aperçut un prêtre revêtu de son étole. Frémissant d’horreur, il en laissa choir son fardeau qui se ficha en terre un peu plus loin, entre les hameaux du Rainfray et de Vaumoisson. On peut encore voir aujourd’hui, sillonnant le granite de la pierre, la trace des cinq griffes de l’infortuné démon. Par sécurité, on éleva par la suite une croix près de cet endroit : elle a l’apparence d’un tronc noueux, posé sur un monolithe de tores et de doucines.

Route de la pierre au diable (apparemment visible depuis la route) 48°46′21″N 1°32′00″W
 

Église Saint-Jean-Baptiste de Bouillon    ++++/+
Elle est construite, sans transept, probablement au 13e siècle. Les grands arcs ouverts sous la croisée et la partie supérieure de la tour peuvent dater du 17e siècle. Le porche latéral est du 19e siècle. Un petit pommier pousse sur la face nord du clocher. Un ex-voto accroché dans la nef est dû à un marin à son retour de mer, Francis Gentil. Une statue en calcaire polychrome de saint Jean-Baptiste, patron de l’église date du 15e siècle. Elle est classée à titre d’objet aux monuments historiques. On peut également admirer sur des verrières : saint Gilles à la biche, la conversion de saint Paul, la mort de Jeanne d’Arc, l’Annonciation, saint Nicolas de Bari sauvant un navire (de Georges Merklen ), l’alliance de l’Église et de la France par Jeanne d’Arc, les vertus théologales (par Roger Desjardins et Ch. Lemmel), la tempête apaisée (par Maurice Bordereau et A Dubard).

 

Église Notre-Dame-des-Dunes    +++++
Elle est construite à la fin du XIXe siècle, lors de la création de la nouvelle station balnéaire de Julllouville-les-Pins par Armand Jullou aidé de son gendre l’architecte Paul Dupuy. Elle est à l’origine une simple chapelle, l’église paroissiale se trouvant à Bouillon. Entre juillet et octobre 1944, le général Eisenhower assiste à une messe pour les soldats américains célébrée par Mgr Francis Spellman, archevêque de New-York. On y remarque dans le bras nord du transept une énigmatique mosaïque style art-déco : un ange porte un phylactère où est inscrit simplement « ESPERANCE». Des concerts y sont régulièrement donnés.

48.774144377341216, -1.5630905000004582
Aire de stationnement camping-cars juste à côté : 48.771934194225615, -1.560396726434253
 

Église de Saint-Michel-des-Loups.  +++
En 1846, Édouard Le Héricher écrit à propos de Saint-Michel-des-Loups: « L’église est pauvre et nue comme la nature qui l’environne, et ne rachète guère cette indigence par l’antiquité : une jolie croix ronde, de plus de cinq mètres , est le seul témoin de l’époque romane. Le reste date du XVIe, du XVIIe, et du XVIIIe siècle : la nef est de 1750. Dotée d’un clocher en bâtière, elle est entourée du cimetière. Parmi les objets que recèle l’église de Saint-Michel-des-Loups, certains sont inscrits sur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques au titre d’objet : la chaire à prêcher (19{{e} s.) : culot, cuve, escalier, dosseret, abat-voix portant l’inscription « LA P(RESEN)TE A ETE D(ON)NEE PAR L. CRUCHON DE LA BLANCHERE LE XXX FRUCTIDOR L’AN X et f[ait] p[ar] P. Fillâtre », la grille de communion (19e s.), l’aigle-lutrin (18e s. ou début 19e s.), les fonts baptismaux (18e s.) et leur couvercle (19e s.), deux statues : la Vierge à l’enfant(18e s.) et saint Joseph (18e s.), la pierre tombale de M. R.N. Bazire, curé du lieu, mort en 1840, la table d’autel en granit (située à l’extérieur) provenant de l’ancienne abbaye Saint-Clément de Carolles.

Carolles ++++++

Carolles-Plage     ++++++
plage de sable fin. Elle est bordée par une digue avec un triple alignement de cabines de bains. Elle a été une destination à la mode au début du 19e siècle avec l’essor des bains de mer. Le Chalet bleu a été longtemps une buvette très appréciée des estivants. Le centre de Carolles-Plage est composé de quelques commerces. On y trouve surtout des résidences secondaires (nombreuses maisons anciennes). Le quartier d’Edenville (commune de Jullouville) vient se confondre avec Carolles-Plage, autour du Crapeux. Un escalier permet de rejoindre le Pignon Butor et le sentier des douaniers. Les falaises de Carolles offrent un point de vue remarquable sur la côte qui s’étend jusqu’à Granville, en passant par Saint-Pair-sur-Mer. On voit, à une trentaine de kilomètres, les îles de Chausey et, par temps clair, les îles Anglo-Normandes.

Pignon Butor    +++++++
Selon Édouard Le Héricher, « Des richesses métalliques ont valu à ce massif contrefort le nom de Pignon-Butor ou Butte d’Or ». Son flanc maritime est creusé de curieuses excavations : les grottes des Mines d’or. Elles sont situées au pied du Pignon Butor. Une légende assure qu’elles mènent à l’église de Carolles, voire à Tombelaine ou au Mont-Saint-Michel. Il existe une grotte principale, mesurant 20 mètres de long, et une grotte plus petite, qui s’ouvre à quelques mètres de l’autre, plus au nord, certes plus large mais moins profonde, et moins stable. Le pignon domine la plage de Carolles et culmine à 71 mètres. C’est l’extrémité nord des falaises de Carolles. Un escalier de 200 marches permet d’y accéder depuis la plage. La vue y est splendide sur toute la côte vers Jullouville et Granville. On peut apercevoir, par temps clair, les îles Chausey et jusqu’à la pointe du Grouin et Cancale (Ille-et-Vilaine). Une table d’orientation y a été construite, qui est équipée d’une longue vue. La croix Paqueray y trône depuis 1815, en mémoire des soldats morts pour l’Empire. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’armée allemande construit des blockhaus dans la falaise, juste au-dessous, qui font partie du mur de l’Atlantique.Le pignon Butor peut servir de point de départ d’un chemin côtier, portion du GR 223, vers la vallée du Lude et la cabane Vauban de Carolles, au sud.

48.757377061493315, -1.5720587711253764 (petit parking à proximité ok)


Falaises de Carolles
Hautes de 70 m en moyenne, les falaises sont couvertes de landes de bruyères, d’ajoncs, de genêts et de prunelliers. Elles sont à l’extrémité ouest d’une bande synclinale granitique orientée ouest-est de 10 km de large allant jusqu’à Vire (Calvados). Elles culminent au Rocher du Sard, également appelé Chaire du diable ou Chapeau de Napoléon et d’où l’on peut contempler un vaste panorama sur la baie. Au nord, elles sont entaillées par le ruisseau du Lude qui débouche sur l’estran au port du Lude où l’on peut voir les vestiges d’anciennes pêcheries de pierre. Cabane Vauban : corps de garde (18e) avec vue sur le Mont-Saint-Michel.


Église Saint-Vigor     ++++
Daté du 16e siècle, l’édifice est doté d’une tour carrée avec un toit en bâtière du 14e. On pénètre dans l’église par le porche sud du 17e siècle. Le plafond est en forme de carène de bateau renversée. La nef de l’église primitive est reconstruite en 1750. Elle est profondément modifiée en 1933-1934 : l’ancien chœur est démoli, puis reconstruit dans le style ogival, agrandi de deux chapelles. Les vitraux du chœur sont réalisés à cette époque. L’un deux fait référence aux miracles liés à la création de Notre-Dame de Lihou à Granville, Notre-Dame du Vœu de Cherbourg, et Notre-Dame-sur-Vire. Un autre représente sur trois médaillons : saint Pair assistant saint Gaud, saint Gaud convertissant les idolâtres de la forêt de Scissy et saint Germain faisant sacrer saint Gaud en 445. Un troisième, signé Noële Simon représente sainte Anne. Un quatrième représente saint Michel archange. Trois vitraux de la nef, en grisaille et jaune d’argent de l’atelier Duhamel-Marette, datent de 1897. Elle recèle quelques œuvres classées au titre d’objets aux Monuments historiques : les statues de saint Vigor et le dragon (xve), saint Vigor en chape (xviiie), saint Clair (xvie), saint Mathurin (xve), un panneau en bois peint représentant Jésus bénissant les enfants, fin 16e siècle. 
48°45′01″N 1°33′31″W

Granville (à faire)

À FAIRE