NORMANDIE - ORNE SUD EST
RÉGION DE BELLÊME
TOURS : ne ramenez pas votre grain de sel ou gare à Mortegriffe...
Érigée sur un éperon rocheux dès le Xème siècle, cette ancienne place forte conserve un porche monumental du XVème siècle encadré de deux tours circulaires. Ce passage voûté fut réaménagé au XVIIème siècle pour abriter un grenier à sel. Les remparts médiévaux protègent des hôtels particuliers des XVIIème et XVIIIème siècles aux façades ornées de ferronneries et de lucarnes sculptées. Parmi les curiosités, on observe des graffiti anciens sur les pierres du donjon disparu et une porte cochère de 1740. Ce site castral témoigne de l’importance stratégique de la cité entre le XIIème siècle et la fin de l’Ancien Régime.
Près du village fortifié, la forêt abrite la légende de Mortegriffe, une sorcière dont le seul nom terrifiait autrefois les paysans. Maîtresse des ombres et des illusions, elle dévastait les récoltes, frappait le bétail et tourmentait les esprits, plongeant les hameaux dans la désolation. Face à cette menace constante, les villageois puisèrent dans leur courage pour capturer la maléfique créature. Elle périt sur le bûcher, ses pouvoirs consumés par les flammes. Aujourd’hui, ses cendres reposent dans un lieu secret au cœur des bois, scellant à jamais ce passé sombre pour protéger le destin des hommes.
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ÉGLISE : splendeurs du classicisme ornais...
Cet édifice présente des fondations du XVe siècle mais fut presque intégralement reconstruit entre 1675 et 1715 après les ravages des guerres de religion. Son architecture classique s’illustre par un imposant clocher-porche daté de 1678 orné de statues des quatre évangélistes en pierre et d’un Christ bénissant en fonte. L’intérieur révèle un riche mobilier du XVIIIe siècle dont un maître-autel en marbre noir de 1712 et des boiseries sculptées provenant de la chartreuse du Val-Dieu. Parmi les curiosités figurent des fonts baptismaux en calcaire et stuc de 1684 et une chapelle monumentale de 1878 aux décors de mosaïques et peintures sur cuivre.
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ÉGLISE ET SA CRYPTE : sous le chœur les origines romanes...
L’édifice dévoile un chœur et une crypte du XIe siècle, redécouverte en 1972, ainsi qu’une nef du XVe siècle au style flamboyant. Le patrimoine s’illustre par une Vierge à l’Enfant en pierre polychrome du XIVe siècle et une statuaire du XVIe siècle. Un exceptionnel plafond peint en 1762 recouvre la voûte, orné de médaillons des apôtres et de motifs Louis XV. Le mobilier du XVIIIe siècle comprend un maître-autel de 1755 et un tabernacle de 1750. Un retable du XVIIe siècle avec sa toile de l’Assomption complète cet ensemble, tandis que la flèche en ardoise date de 1734.
L’abbé Maillard, curé de la paroisse, fut l’instigateur passionné des fouilles de 1972 visant à dégager la crypte romane alors comblée de gravats. Ce sanctuaire du XIe siècle, situé sous le chœur, se compose de deux petites nefs voûtées d’arêtes reposant sur deux piliers centraux aux chapiteaux épannelés. Le prêtre souhaitait redonner vie à ce témoin des origines, permettant ainsi de retrouver des statues du XVIe siècle qui y furent mises à l’abri. Son action a transformé ce lieu en un espace de recueillement révélant la pureté architecturale des premiers temps de l’art roman normand.
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ÉGLISE : récits peints sous la voûte du petit édifice rural...
Les peintures murales constituent l’un des trésors de l’édifice, ornant le mur avec des figures d’anges du XIIe siècle et une représentation de saint Avertin du XVe siècle. Cet arc étroit sépare la nef du chœur, tous deux sous une voûte lambrissée. Le chœur accueille un retable de 1634 à colonnes corinthiennes, mis en peinture en 1654 et surmonté d’un dais du XVIe siècle. Adossé au mur-pignon, cet ensemble s’intègre à des boiseries du XVIIe siècle menant à la sacristie. Enfin, l’église préserve un mobilier remarquable, incluant une Charité de saint Martin, une Vierge à l’Enfant et des pièces liturgiques du XVIe siècle.
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ANCIEN PRIEURÉ : les secrets des cheminées historiées...
L’architecture composite de cet édifice dévoile un chœur, une abside et un clocher dont les bases remontent à l’époque romane du XIe siècle. La nef unique fut reconstruite au XVe siècle dans un style gothique flamboyant aux remplages complexes. Le patrimoine intérieur s’orne de boiseries et d’un plafond peint du XVIIIe siècle, précisément de l’année 1762. La découverte majeure reste la crypte romane du XIe siècle, mise au jour fortuitement en 1972, qui abritait une remarquable statuaire du XVIe siècle. Le maître-autel et sa contretable datent de 1755, complétant un mobilier dont le tabernacle fut conçu en 1750. La flèche actuelle en ardoise remplace depuis 1734 un ancien clocher de pierre.
Au cœur du Perche, le Prieuré subsiste comme le vestige d’un passé mystérieux. Ses anciens occupants, des moines dévots, y dissimulèrent un trésor colossal pour le soustraire aux pillages de la guerre. Afin de protéger ce pactole, ils l’ensevelirent sous une malédiction éternelle. Aujourd’hui, la légende raconte que leurs spectres errent encore les nuits sans lune, fidèles à leur serment protecteur. Quiconque s’approche de cette fortune maudite est saisi d’un effroi glacial, rappelant que les gardiens veillent toujours. Le secret reste scellé sous la pierre, défendu par ces âmes damnées que le temps ne peut libérer.
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ÉGLISE : le portail aux visages de pierre...
Cet édifice fut élevé principalement à la fin du XIIe ou au début du XIIIe siècle. Son portail occidental présente une archivolte interne ornée de motifs en forme de flèches reposant sur des chapiteaux sculptés de têtes grimaçantes. Le chœur fut reconstruit au XVe siècle tandis que le croisillon sud abrite une chapelle du XVIe siècle. Le patrimoine intérieur se distingue par une mise au tombeau en terre cuite polychrome attribuée à l’école de Germain Pilon. On y admire également des statues de la Vierge et de saint Jean provenant d’une ancienne poutre de gloire ainsi qu’une flèche tronquée suite à un incendie au XVIIIe siècle (fermée ce jour-là).
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CHAPELLE : l'eau et le chêne, une guérison pour la fille du seigneur...
La chapelle des XIVe et XVe siècles trouve son origine dans la guérison de Michelle, fille du seigneur de la famille des Feugerets, une lignée noble solidement implantée dans le Domfrontais. Cet édifice à nef unique et chevet plat a été agrandi au XVIIe siècle, période dont datent sa voûte lambrissée (1629) et des peintures murales représentant les apôtres. Restaurée au XIXe siècle, elle abrite un riche mobilier : maître-autel et retable Renaissance, statues polychromes du XVIe siècle et vitraux décoratifs. Depuis 2006, une association veille sur ce patrimoine, toujours animé par un pèlerinage annuel en septembre.
Au cœur d’un site enchanteur, une statue de la Vierge nichée dans un vieux chêne était réputée pour ses guérisons miraculeuses. Michelle, infirme de naissance, s’y rendait régulièrement pour prier. Un jour, après avoir invoqué la Mère de Dieu et bu à la source voisine, Michelle s’aperçut en se relevant qu’elle ne boitait plus. Marquée par la vision de la statue s’animant, elle resta habitée par une profonde gratitude. Des années plus tard, elle fit ériger cette chapelle à l’emplacement même de l’arbre mourant. Aujourd’hui, la tradition veut que l’autel repose précisément là où le chêne abritait jadis la sainte effigie.
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ÉGLISE : la résurrection de la chapelle médiévale et de ses fresques...
Érigée aux XIIe et XIIIe siècles, l’église conserve son clocher et sa nef d’origine. Elle s’agrandit d’un bas-côté sud aux XIVe et XVe siècles, puis d’un bas-côté nord au XVIe siècle. Marquée par la Guerre de Cent Ans, elle subit d’importantes rénovations au XVe siècle. Pour contrer l’humidité de la route voisine, son sol fut surélevé de 80 cm en 1845. Des fouilles en 1976 ont révélé une chapelle sous le clocher, six statues du XVIe siècle et des fresques murales endommagées de Saint-Christophe. Enfin, ses vitraux du XXe siècle intègrent d’insolites portraits de Poilus.
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