NORMANDIE - ORNE NORD EST

RÉGION DE LA FERTÉ-FRÊNEL

ÉGLISE : splendeurs baroques et danses macabres...

L’édifice se compose de deux volumes rectangulaires bâtis de moellons de silex et de calcaire. La nef remonte au XIIe siècle, période dont témoignent encore trois baies étroites et hautes. Deux chapelles seigneuriales formant un collatéral sud furent ajoutées au XVIe siècle, époque à laquelle fut également érigée l’imposante tour-clocher. Le choeur conserve des sablières de 1701 et 1709. Un dallage de pierre mène au maître-autel orné d’un retable en bois polychrome du XVIIe siècle. Ce mobilier baroque présente des colonnes torses et des statues de saint Pierre, saint Clair, un céphalophore et une cariatide. Des peintures murales du XVe siècle illustrent une rare danse macabre.

Mandatés par le maire pour un simple nettoyage, les travaux du cantonnier ont révélé d’exceptionnelles peintures murales cachées sous le badigeon de l’église. Parmi les trésors redécouverts, on observe une scène de messe avec ses notables, mais surtout l’impressionnante fresque des « trois morts et des trois vifs ». Cette œuvre met en scène trois jeunes seigneurs orgueilleux surpris par trois squelettes lors d’une chasse. Ce face-à-face macabre est un avertissement divin : les défunts exhortent les vivants au repentir, rappelant que ni le rang ni la richesse n’échappent au trépas.

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VESTIGES DE L'ANCIENNE ÉGLISE : pierres tombales et murs d’ombre...

Ancienne église paroissiale d’un village aujourd’hui rattaché, cet édifice a subi une transformation majeure vers 1932. Sa nef de 14 mètres et son clocher ont été démolis, ne laissant subsister que le chœur, désormais transformé en chapelle. Ce site conserve toutefois les stigmates de son passé : les fondations des murs disparus et d’antiques pierres tombales demeurent visibles, témoignant de l’importance historique du lieu. Ce vestige architectural illustre ainsi l’évolution d’un patrimoine local réduit à l’essentiel, où les traces de l’ancienne structure invitent encore au souvenir du bourg disparu.

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CHAPELLE ET SITE MARIALE : le vœu d'un seigneur pour un serviteur...

Selon la tradition orale, les origines de ce lieu de pèlerinage sont liées à un vœu formulé par un seigneur de la région afin d’obtenir la guérison miraculeuse de l’un de ses serviteurs. Une autre variante de la légende mentionne la découverte fortuite d’une statue de la Vierge dans un buisson, événement qui aurait également motivé l’édification du sanctuaire primitif. Ces récits populaires soulignent l’ancienneté de la dévotion mariale sur ce site, bien que l’édifice actuel en briques date de 1862. Le patrimoine intérieur conserve une statue de la Vierge à l’Enfant du XVIème siècle, témoin de la pérennité de ce culte à travers les siècles (fermée ce jour-là). 

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