NORMANDIE - CALVADOS SUD EST

RÉGION DE ORBEC

ÉGLISE ET SOURCE GUÉRISSEUSE : le secret des guenilles...

L’église, d’origine romane et datant du XIIe siècle, est typique du Pays d’Auge. Le mur sud de l’église comporte des graffiti (un nom, une année ou une silhouette d’un homme chapeauté…) mais également des cadrans canoniaux. Ces marques gravées généralement d’une manière très sommaire permettaient d’indiquer à une communauté les sept célébrations religieuses journalières. À proximité, le Lavoir aux Guenilles est un lieu de pèlerinage unique (église fermée ce jour-là).

Cette légende repose sur une ancienne tradition de guérison par l’eau. Réputée pour ses vertus, notamment contre les maladies des yeux, la source était l’objet d’un pèlerinage curieux. Les personnes venaient laver ou tremper dans l’eau des morceaux de tissu usagés, appelés « guenilles », ayant servi à essuyer le corps des malades. Pour connaître le sort du souffrant, le rituel exigeait que ces guenilles soient abandonnées au courant de la source. Si l’eau emportait le tissu sans qu’il ne s’accroche, la guérison du malade était assurée. Ce lieu demeure un témoin fascinant des croyances populaires augeronnes.

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CŒUR DE BOURG : mémoires d'une église et de son lavoir...

L’Église est un édifice inscrit aux Monuments Historiques. Sa construction remonte au XIIe siècle (période romane), bien qu’elle ait été considérablement remaniée au XVIe siècle avec l’ajout du chœur à chevet droit et du clocher. De l’époque romane, il ne reste que des traces sur le mur sud de la nef. Le clocher carré est surmonté d’une flèche octogonale élancée en charpente. À l’intérieur, elle abrite un notable retable baroque tripartite du maître-autel. Endommagée par une bombe en 1944, l’église témoigne de l’évolution architecturale du Pays d’Auge sur plusieurs siècles (fermée ce jour-là).

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CHAPELLE ET RUINES : pour l'éternel repos d'un prêtre guérisseur...

Cet édifice privé fut érigé en 1947 sous l’impulsion d’un prêtre guérisseur local dont il porte le nom. Ce lieu de recueillement et de pèlerinage abrite la sépulture de son fondateur décédé en 1971. L’intérieur recèle une statue en bois du Christ Roi datant du XXe siècle ainsi qu’une effigie de saint Pérégrin patron des malades consacrée en 2009. Les murs conservent de nombreux ex-voto et témoignages de gratitude laissés par les fidèles à travers les décennies. Ce petit sanctuaire demeure un témoignage vivant de la piété populaire contemporaine et du charisme spirituel de son créateur.

La tradition populaire rapporte que ce prêtre possédait le don singulier de soulager les maux physiques et les peines de l’âme par la simple imposition des mains ou par ses prières ferventes. On raconte que même après son trépas les pèlerins qui viennent se recueillir sur sa tombe ressentent encore aujourd’hui une mystérieuse énergie protectrice circulant entre les murs de pierre. Les anciens du village murmurent que les fleurs déposées dans le sanctuaire ne se fanent jamais aussi vite qu’ailleurs signe tangible de la sainteté et de la présence éternelle de celui qui consacra sa vie aux souffrants.

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