NORMANDIE - CALVADOS NORD EST

RÉGION DE PONT-L'ÉVÊQUE

ÉGLISE : trésors sculptés des chapiteaux anciens...

Les prémices de ce sanctuaire remontent au XIIe siècle dont le chœur conserve de remarquables témoignages romans. Les chapiteaux et les arcs-doubleaux présentent des vestiges de polychromie médiévale qui soulignent l’élégance de la structure. Au sol, un pavage orné de fleurs de lys s’harmonise avec la voûte en bois couvrant l’espace sacré. Le patrimoine mobilier se distingue par un maître-autel magnifiquement restauré mettant en valeur les bois dorés et les peintures. Cet ensemble est surmonté d’un retable abritant une toile de l’Annonciation datée des XVIIe ou XVIIIe siècles. L’unité décorative entre le pavement et la charpente offre une perspective architecturale singulière.

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ÉGLISE : les fonts baptismaux du vieux village...

Dominant la vallée, ce sanctuaire présente une nef dont les origines remontent au XIIe siècle. L’édifice fut remanié au cours des XIVe et XVIe siècles, période où le chœur fut reconstruit avec des baies de style gothique flamboyant. Le patrimoine intérieur se distingue par un maître-autel du XVIIIe siècle et une poutre de gloire sculptée du XVIIe siècle. On y admire des statues en pierre polychrome représentant le premier martyr chrétien ainsi que des fonts baptismaux médiévaux. Des graffitis anciens et un mobilier liturgique incluant des boiseries classiques complètent ce trésor, tandis que des vitraux colorés filtrent la lumière sur le dallage de pierre séculaire (fermée ce jour-là).

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ÉGLISE : statues polychromes sous les moulures toriques...

Au cœur du paysage bocager, cet édifice conserve une nef romane dont les fondations remontent au XIe siècle. Le chœur fut reconstruit au XIIIe siècle tandis que le clocher à flèche d’ardoise fut remanié au XVIe siècle. Le patrimoine intérieur s’enorgueillit d’un ensemble de boiseries du XVIIIe siècle et d’un maître-autel à retable orné d’une toile de la Crucifixion. On y admire une poutre de gloire sculptée du XVIIe siècle et des statues de pierre polychrome. Des fonts baptismaux médiévaux complètent ce mobilier. Le porche d’entrée est orné de moulures toriques (fermée ce jour-là).

La légende rapporte qu’au XVIIe siècle, une terrible épidémie menaçait de décimer les troupeaux de la région. Un fermier pieux, voyant ses bêtes dépérir, fit le vœu de porter une lourde pierre depuis son champ jusqu’au seuil du sanctuaire si son bétail était épargné. Le lendemain, la maladie avait disparu comme par enchantement. L’homme tint sa promesse et, aidé par une force qu’il disait divine, transporta seul un bloc immense que trois chevaux n’auraient pu mouvoir. On raconte que cette pierre, bénie par le curé, fut intégrée au soubassement du clocher et qu’elle protège depuis lors les terres contre tout fléau.

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ÉGLISE : le caquetoire ou l'art des potins du porche...

Largement remanié au XVIe siècle, cet édifice conserve sur ses murs extérieurs de rares vestiges d’appareil en arête-de-poisson et un portail de l’époque romane. Sous une voûte de chêne peinte d’un ciel étoilé, le patrimoine mobilier révèle des fonts baptismaux octogonaux du XVe siècle ornés de grappes de raisins et de figures géométriques. Le sanctuaire abrite les statues de saint Expédit, invoqué pour les succès aux examens, et de saint Erme. À l’entrée, un porche traditionnel servait autrefois de lieu d’échanges et de caquetages après l’office. Une fontaine guérisseuse située en contrebas complète ce site aujourd’hui accessible grâce à un système d’ouverture automatisé et une visite sonore.

La tradition raconte que le porche de la petite église devint au fil du temps le caquetoire officiel de la paroisse, un lieu où la parole se libérait sitôt la messe terminée. On raconte qu’une ancienne habitante, connue pour sa langue bien pendue, y aurait un jour rapporté un ragot si invraisemblable que les statues de pierre à l’intérieur de l’église en auraient frémi. Les échanges y étaient parfois si vifs et houleux que le curé devait intervenir pour calmer les esprits échauffés. Aujourd’hui encore, on dit que les murs de bois conservent l’écho des rires et des confidences murmurés sous son toit protecteur.

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